Comptçi l'endus Acad, sciences, t. GVl^ p. 3(i
LES PTOMAlNES. 107
est comme stupéfié, immobile. Au bout d'un quart d'heure, on constate la parésie du train postérieur. L'animal titube en marchant; il survient des mictions fréquentes; la sensibilité est diminuée; la pupille dilatée est insensible à la lumière. Les battements du cœur sont très ralentis, et la température tombe à 35\ La mort est précédée de coma. A Taulopsie, on n'observe qu'une légère congestion de tous les organes.
Chez les lapins auxquels on fait ingérer directement par t estomac des doses de 0*%08 à 0^%12 de cette base, on n'observe que de la stupeur. Les effets par injection souscutanée sont, chez cet animal, ceux qu'on a signalés chez le cobaye. La dose mortelle pour le lapin est d'environ 1 gramme par kilogramme d'animal.
Injecté sous la peau, l'acétate de cette base donne des résultats identiques, mais plus rapides [R. Wurtz).
D'après M. Taure t, la base de M. Gh. Morin répondrait par sa composition aussi bien que par ses propriétés chimiques et physiologiques à X^Lglucosme-^^ que le premier de ces auteurs obtint en 1 885 en faisant agir sur la glycose l'ammoniaque libre ou les sels ammoniacaux à acides organiques'.
Base G' II" Az' et G** H" Az*. — Deux bases à formules homologues de la base principale de Gh. Morin ont été signalées, en 1 878, par Schrœtler dans les parties bouillant au-dessus de 140' des eaux-de-vie de betteraves'. Ges bases donnent les réactions générales ci-dessus. La première forme le sulfate cristaUisé (G»H«Az")(SO*IP)".
i, Compt, rend, Acad, êcienees, t. G, p. 1540. — M.Tanret a ainsi obtenu les deux glycosines G*Hs Az> et C^Hi^Az'. Cette dernière base, quMi croit pouvoir assimUer à la ptomaïne de M. Morin, bout cependant h 155-10O* et non & 171 «. EUe donne comme elle un iodoéthylate, mais qui paraît bien plus altérable. Dans tous les cas, les glycosines sont, comme les bases de Iforin, Bes bases faibles et peu toxiques.