‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 23 sur 158 · yirchow's Arch. pathol,, anat., 1889, t. GXV, p · texte numérisé non relu

yirchow's Arch. pathol,, anat., 1889, t. GXV, p

LES PTOMàINES. 135

qu'occassionne la potasse et sa vénénosilé qui la rapproche de la muscarine^ il est possible qu'elle réponde à la formule

de constitution (^H ) AzC qui en fait un

dérivé de l'alcool acrylique. Peut-être est-ce plutôt la base

ycH*

/ GII (GHYAz(^ \CO^H qui est un dérivé méthylé de la

bélaïne. Elle semble, comme cette dernière, faire partie dans les moules vénéneuses, de la constitution d'une lécithine spéciale.

La mytilotoxine est extrêmement toxique ; les moindres traces de son chlorhydrate produisent tous les désordres de l'empoisonnement par les moules : Agacement des dents, fourmillements dans les pieds et les mains ; sentiment d'oppression; excitation rappelant rébriélé; pouls à 90°; rougeurs de la peau comme dans la rougeole; vertiges; dilatation des pupilles, sans trouble de la vue ; mouvements convulsifs des mains; faiblesse des membres inférieurs ; refroidissement général ; angoisse, dyspnée, perte de connaissance pouvant aller jusqu'à la mort. A l'autopsie, congestion des vaisseaux de l'épiploon, comme dans l'entérite ; cœur ramolli, rate très volumineuse, foie tacheté, vaisseaux des reins gorgés de sang, congestion du cerveau.

Six à sept moules vénéneuses suffisent pour em[)oisonner mortellement un homme adulte.

C'est dans le foie de la moule (jue parait résider le poison; d'après Schmidtmann, la moule elle-même deviendrait toxique à la suite d'une maladie spéciale, {irobablemeut microbienne et communicable.

parft ratla chai dam Ire!

lïO" de l l'é l'eau JubI ?S, le c , et je 1) le le

e d'à nelli Icool le d 'H"i l'eai trate rédu Pru

La mydatoxine répond peul-êlre à une formule de constitution qui la rapprocherait singulièrement de la mytilo* toxine dont elle serait l'aldéhyde :

Mjdatoxina Mytilotoxine

La mydatoxine est médiocrement toxique. Quelque temps après l'injection de ce poison, les souris sont prises de convulsions, de larmoiement, de diarrhée, de dyspnée. Leurs yeux roulent dans les orbites. La mort arrive rapidement.

La mydatoxine est isomère d'une autre base trouvée à coté de la tétanine et (jui n'est que très peu toxique.

Gadininc C'II^AzO» et Méthylgadinine G«H"AzO«

Ces deux bases, dont les formules paraissent répondre à celles d'homologues de la mytilotoxine, ont été retirées par Brieger des produits de la putréfaction du poisson et particulièrement de la morue. Elles accompagnent l'éthylidènediamine et la muscarine. La gadinine se concentre dans les eaux mères des chloroplatinates les plus solubles. Son chloroplcUinate se dépose sous forme de paillettes jaunes d'or après qu'on a retiré le sel correspondant de muscarine (v. p. 130). Une fois séparé, le chloroplatinate de gadinine ne se redissout plus qu'assez difficilement. Il fond à 214".

En traitant à chaud le chloroplatinate de gadinine par l'hydrogène sulfuré, on obtient le chlorhydrate correspondant. C'est un sel formé de grosses aiguilles incolores, très solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool. II ne parait

1890, de la chair du cheval soumise trente-cinq jours à l'action du bacille de Finkler-Prior retiré des selles du choléra infantile.

La base de Brieger CMl^AzO* jouit des propriétés physiologiques du curare : Les pupilles se contractent d'abord, puis se dilatent ; le cœur s'affaiblit; l'animal meurt, cet organe en diastole, après avoir été pris de tremblements et de convulsions, avec émission d'urines et de salive.

Page 1