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CHAPITRE SIXIÈME BIS

Ptomaïnes oxygénées aromatiques pu de constitution

mconnue.

Les tyrosamines, la mydine, les bases de G. Pouchel, la mydaléïne^ la lysine, la mohruamine, appartiennent au groupe des ptomaïnes oxygénées à noyaux cycliques.

Tyrosamines : C IV Az 0 ; G" H'« Az 0 et G» H" Az 0.

J'ai trouvé ces trois bases homologues à côté de plusieurs autres, l'amy lamine, l'hydrolutidine, la nicomorhuine, etc., dans les foies de morues conservés en tonneaux pour en extraire Thuile. J'ai dit plus haut (p. 108) que la totalité des

pac le réaclif de Millon cet alcaloïde (et ses homologues) précipite abondamment; si Ton chauffe on obtient, même avec des traces, une belle coloration rouge foncée. Par le chlorure d'or en solution étendue il se fait un louche, et si Ton ajoute une goutte d'acide formique étendu, on obtient une coloration violette ou vineuse très riche. Les sels de ces bases en solution neutre colorent en violet sale les sels ferriques. L'eau de brome oxyde d'abord ces corps, puis précipite un bromophénol jaune abondant. Les oxydants ménagés donnent de l'acide paraoxybenzoïque. On ne saurait donc douter de la constitution de ces corps et de leurs rapports avec la tyrosine, et avec des tyrosines homologues qui ont été jusqu'ici certainement confondues avec la lyrosine ordinaire. Ces bases en proviennent par perte de GO*. Cette origine, leur homologie, et leur caractère fortement basique m'ont fait donner à cette remarquable famille de corps homologues le nom de tyrosamines. La plus abondante G'H**AzO est la paroxyphényl-

éthylamine C*H* ^u, Vm a hh \ Elle se dissout dans ^ \CH*«CH'- AzH^ (4)

90 à iOO parties d'eau environ à 15". Ses sels sont amers.

Son chlorhydrate CMl**AzO, IICI, formé de paillettes et

d'aiguilles, est neutre, non hygrométrique, aussi bien que

son sulfate. Son chloroplatinate jaune d'or assez soluble

répond à la formule (G''H"AzO,llCl)^PtGl*.

Les sels de ces bases ne sont que peu ou pas vénéneux.

Mydine ClP^AzO.

La mydine isomère de la tyrosamine précédente, G* H" Az 0 a été trouvée par Brieger dans les produits basiques de la

LES PTOMATNES. IIS

Lysine C«H*^Az'0« La lysine qui paraît un homologue de rornilhineC^H^Az'O^

ouCO*H-C*H^C . .« a été trouvée d'abord par Drechsel

\ AzH*

parmi les produits du dédoublement de la gélatine et de la caséine par l'acide chlorhydrique en présence de chlorure de zinc. Elle a été depuis reconnue par Drechsel et Hédin parmi les produits de la fermentation pancréatique. Elle répond à la formule de l'acide diamidocaproïque et forme deux chlorhydrates à une et à deux molécules H Cl. Ils permettent, quoique difficilement et en solutions alcooliques concentrées, d'obtenir un chloroplatinate cristallisé en fines aiguilles jaunes^ difficilement cristallisables, souvent huileuses. La lysine précipite en liqueur acide par l'acide phosphotungs tique.

Cette base, à Tétat libre, dissout l'oxyde de cuivre en présence de la soude; la liqueur devient violette (Réaction du biuret). Chauffée à 120° avec de la baryte et de l'eau, la lysine donne beaucoup d'acide carbonique, et sans doute, une diamide telle que la cadavérine C*H"(AzH*)* ou un isomère.

Bases innommées de G. Pouchet C'ir*Az*0« et CMI*AzOV

La première de ces bases a été signalée par M. 6. Pouchet dans la partie dialysable des urines : on précipite l'urine par le tanin en excès, et l'on décompose le tannate précipité par de l'hydrate de plomb en présence d'alcool fort; on évapore l'alcool, et l'on soumet le résidu, repris par l'eau, à la dialyse : la base C'ir«Az*0' ou peut-être C'H" Az*0* passe à travers le dialyseur.

De ces chloroplalinates, on sépare les chlorhydrates grâce à rhydrogène sulfuré.

La ptomaïne C H" Az' 0* est formée de prismes microscopiques gros et courts qui brunissent à la lumière.

La base C'H"Az'0* se présente en aiguilles déhées, groupées en faisceaux. Elle est moins altérable que la précédente.

Ces deux composés sont toxiques. Les grenouilles sont tuées rapidement : elles présentent de la torpeur, de la paralysie avec abolition des mouvements réflexes. Après la mort, le cœur reste en systole*.

Base de Guareschi G** ÏV* Az« 0*.

Cette substance accompagnait l'alcaloïde C**^ir'Az dont on a parlé p. 103, dans la fibrine mise à putréfier durant plusieurs mois. Elle avait été extraite directement de la liqueur alcalinisée par la baryte, grâce à une longue agitation de cette solution avec le chloroforme dans lequel cette base est très peu soluble.

Elle cristallise en lamelles brillantes, qui se dissolvent dans l'eau et dans l'alcool, fusibles à 248''-2u0°. Sa solution aqueuse est neutre ou à peine légèrement acide.

Par les réactifs généraux, elle donne toutes les réactions des alcaloïdes. Elle se décompose vers 280** en dégageant des gaz irritants à peine alcalins. Chauffée avec de la chaux, elle dégage une base volatile et liquide. Ces propriétés paraissent en faire l'acide amidé G"H«(GO'H)«(AzIP)*.

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