‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 30 sur 158 · Med. CerUralblaU, 1883, p · texte numérisé non relu

Med. CerUralblaU, 1883, p

vrine, bases très toxiques, accompagnées de neiiridine et de quelques autres ptomaïues peu vénéneuses.

En 1885, V. Anrep tenta d'extraire les principes toxiques d'esturgeons salés qui avaient provoqué à Karkow une série d'empoisonnements. En suivant les méthodes connues, il isola de ces poissons, du contenu intestinal, des urines, du sang, du foie, etc., des personnes intoxiquées, des plomaïnes caractérisées par leur grande slabililé. Elles répondaient à tous les caractères des alcaloïdes et précipitaient par les réactifs généraux qui servent à les séparer (acides phosphotungstique et phospliomolybdique, iodure de potassium ioduré, iodomercurates, acide picrique). Elles ne précipitaient pas le tanin, le chlorure d'or, ni le chlorure de platine. Elles ne donnaient pas, ou difficilement, la réaction du bleu de Prusse.

Injectés aux animaux, ces poisons provoquèrent les troubles qui avaient été observés sur les personnes empoisonnées par les esturgeons : dilatation des pupilles, sécheresse des. muqueuses, rétention de l'urine et des matières fécales; gêne respiratoire, affaiblissement du cœur; hypothermie; absence de phénomènes convulsifs. A l'autopsie, congestion veineuse des organes internes et entérite foliculeuse.

Nous sommes portés à croire que les empoisonnements par les viandes toxiques sont surtout dus à la production des toxines proprement dites, alcaloïdes très faibles, qui se rapprochent et quelquefois se confondent avec les peplones, et dont nous parlerons dans la IIP Partie de cet Ouvrage.

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