DeuUche med. Wocheu.. t. XVI, p
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lavage rapide à l'élher pour enlever un peu de pyoxan- Ihine.
La pyocyanine forme des lamelles rectangulaires et des prismes bleus groupés en rosaces ou en aigrettes. Elle répondrait, d'après Ledderhose (1887), à la formule inexacte C'^H'^AzO* qui paraît en faire un dérivé de Tanthracène*. Elle est soluble dans Teau, l'alcool, le chloroforme, très peu dans Téther. Ses solutions se colorent rapidement à Tair en vert jaunâtre grâce à l'oxydation et à la transformation de la pyocyanine en pyoxanthine. La pyocyanine n'est pas sublimable.
Les acides rougissent cetle base ; les alcalis la bleuissent. Elle est décolorée par le chlore. C'est un corps peu soluble dans l'eau, d'un goût amer. Les agents réducteurs et la putréfaction la font passer au vert puis au jaune. L'agitation à l'air lui restitue sa couleur bleue, au moins durant quelque temps.
D'après Fordos, cette substance doit être considérée comme une base faible. Elle donne avec l'acide chlorhydrique un chlorhydrate rouge, cristallisé, insoluble dans le chloroforme. Elle forme un picrate et un chloroplalinale brun ou en aiguilles d'un jaune d'or. Elle s'unit faiblement à l'acide acétique. Elle précipite le tanin. Elle ne précipite pas par l'alun, ni par les acétates de plomb. Comme la plupart des ptomaïnes; elle réduit le ferricyanure de potassium. M. Pessard, qui en 1882 a repris l'étude de cetle base, ne Ta pas trouvée sensiblement toxique : deux milligrammes injectés à un moineau ne produisent qu'un malaise passager.
1. Diaprés KûuZj elle contiendrait aussi du soufre. Remarquons que C"U<*AzO*ne peut exister, mais seuleraeut G'^U'^AzO* ou G"H*sAzO«.
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La pyoxanlkine ijui accompag litue son produit d'oxydation, n le chloroforme lorsqu'on l'agilf cours de la préparation de la p; chloroforme , reprenant le résic les graisses et filtrant, on obi nouveau épuisée par le même di tliine qui cristallise par évapoi enchevêtrées.
C'est une substance peu solubl l'éther, le sulfure de carbone, h violet au contact des alcalis et forts. Elle paraît jouir à la fois alcalines et acides. Elle répond tiques des alcaloïdes, mais elle fo et n'est enlevée que difficilemen ses solutions chloroforroiques.
Injectées dans les veines, les cyanique produisent des paral^ muscles vasomoteurs. Ces cullur stérilisation et tillration sur pc nocive, il faut donc attribuer ces t {Charrin). Mais il est loin d'être < microbe correspondant soit uniqui et à la pyoxauthine.
Ptoma'ines des cultures de Vibri de ce vibrion faites sur chair d mélangée d'eau et stérilisée, puis durant 30 à 35 jours, Bocklish a la cadavérine, de la méthylguani
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de phénol. La méthylguanidine paraît être plus abondante vers le vingtième jour.
{bi) Ptomaïnks extraites des urines pathologiques.
Dans presque toutes les maladies infectieuses les urines tles patients contiennent, entre autres produits actifs, des ptomaïnes spéciales que nous allons faire connaître.
Il est aussi des cas où Ton a signalé des ptomaïnes dans les urines de maladies non infectieuses, par exemple, dans répilepsie, la mélancolie et autres maladies mentales, la cystiuurie, l'eczéma, etc. Nous commencerons par ces cas spéciaux.
Ptomaïne des urines de l'épilepsie G^^W^ kz^Qi^, — Celte base a été extraite par Griffiths * des urines des épileptiques additionnées de carbonate de soude, puis épuisées à l'éther. Ce dissolvant est à son tour agité avec une solution aqueuse d'acide tartrique qui forme avec les bases des tartrates solubles. Le liquide de nouveau alcalinisé avec du carbonate de soude après concentration dans le vide, est encore agité avec la moitié de son volume d'élher. La solution éthérée soumise à la distillation laisse les alcaloïdes comme résidu.
J'ai voulu indiquer ici cette préparation très simple, parce que c'est celle que Grifiilhs a le plus» souvent suivie pour extraire les bases ([u'il a obtenues en chaque cas et dont on va parler plus loin.
La ptomaïne des urines épileptiques est incolore, soluble dans l'eau, faiblement alcaline, cristallisable en prismes