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Compt. rend. Acad, te, t. GXV, p

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obliques. Son chlorhydrate et sou chloraurate sont cristallisés. Le chlorure mercurique la précipite en blanc verdâtre ; le nitrate d'argent en blanc jaunâtre. Elle précipite aussi par les acides phosphomolybdiques, par le tanin, etc. C'est une base vénéneuse : elle produit des tremblements, des évacuations intestinales et urinaires, la dilatation des pupilles, les convulsions et la mort.

Ptomaînes de la cystinurie, — On a supposé quelquefois

que la cystinurie est due à l'arrivée dans la vessie d'un microbe spécial. La cystine qu'on rencontre dans cette affection se comporte comme une base faible. Elle est, d'après Udransky et Baumann, toujours accompagnée de cadavérine et de putrescine qui pourraient bien indiquer, en effet, l'intervention d'un agent microbien. La cystine CMPAzSO* a été découverte en 1810 par

Wollaston dans des calculs urinai res très rares, jaunâtres, translucides, rayables à l'ongle, à cassure cristalline, essentiellement composés do cette substance. Leur poudre est for-

Fio. 3. - Cystine. / j • . u /r o\

mée de cristaux hexagonaux (h g. 3) solubles dans l'ammoniaque. Cloetta rencontra aussi la cystine dans les reins du bœuf. Pour l'extraire, il épuise ces reins par de l'eau; précipite par le sous -acétate de plomb, lave et décompose le précipité plombique par l'hydrogène sulfuré. La liqueur filtrée, additionnée de son volume d'alcool, est chauffée jusqu'à disparition de trouble. Le précipité cristallin qui se produit est alors chauffé avec une solution faible de carbonate de soude qui dissout la cystine et l'inosite qui l'accompagne. On précipite la pre-

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mière par Tacide acétique, et on la fait cristalliser dans Tammoniaque.

C'est une substance sulfurée formée d'octaèdres transparents, insolubles dans Teau et dans Talcool, neutre au papier, dégageant, quand on la chauffe, une odeur alliacée, combustible avec une flamme verte. Elle se dissout dans les acides minéraux, dans les alcalis, leurs carbonates et leurs bicarbonates. Ses combinaisons avec les acides sont instables. Sa solution chlorbydrique possède le pouvoir rotatoire (at) = — 205,9. En suspension dans l'eau, la cystine est transformée par Tacide nitreux en acide sulfurique et acide glycéramique C* H' Az 0*. Baumann donne à la cystine la formule C*H"Az*S*0* et la constitution

\GO*H CO*H/ qui Ta fait dériver de deux molécules d'un acide lactique amidé unies par du soufre.

La pentaméthylènediamine et la tétraméthylènediamine icadavérine et putrescine) qui accompagnent la cystine dans les urines des cystinuriques se rencontrent aussi dans leurs foies. Ces diamines, qui en dehors de cette maladie n'ont été rencontrées que dans de très rares cas (fièvres iuter- .mittentes graves) lorsqu'on les ingère, ou qu'on les injecte, n'occasionnent pourtant pas la cystinurie.

Plomaîne de l'eczéma. Eczémine C'H"AzO.

L'eczémine retirée par Griftiths des urines de l'eczéma * est une substance blanche, soluble dans l'eau, cristalline,

t. Comjit. rend,, t. CXVI, p. 1206.

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légèrement alcaline. Elle donne un chlorhydrate, un cblo^ aurate et un chloroplatinate cristallisés. Elle forme un précipité jaunâtre avec Tacide phosphomolybdique ; jaune avec Tacide picrique, verdâtre avec le chlorure mercurique. Elle répond à la formule C'H"AzO.

Cette base est vénéneuse. Une solution dans Teau stérilisée injectée à un lapin produit une inflammation au point d'injection, une fièvre forte et la mort. L'eczémine ne se rencontre pas dans les urines normales.

Pi^maïftes de la rougeole, — Griffiths* a extrait des urines des rubéoleux , toujours par le procédé indiqué (voir p. 173), une ptomaïne à laquelle on pourrait donner le nom de rubéoline. Elle répondrait à la composition C'H'Az'O. C'est une vsubstance blanche, cristallisable en lamelles solubles dans l'eau alcaline. Son chloroplatinate est en aiguilles microscopiques. Le bichlorure de mercure forme avec elle un sel double presque insoluble. Elle est précipitée par les acides picrique, phosphomolybdique, pliosphotungstique. D'après Griffiths, cetle base répondrait à la

/H Az CH*

constitution de la glycocyamidine Az H : C v „ . » ^

JH Az — Ci O

Elle est très vénéneuse : administrée à un chat, elle produit une forte fièvre et la mort dans les trente-six heures. C'est toute la description qu'en donne l'auteur.

M. Villiers a* ex trait des organes de deux enfants morts de rougeole des alcaloïdes de saveur caustique dont l'odeur excitait Téternuement. Leur chlorhydrate cristallisé précipitait par le bichlorure de mercure.

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