‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 41 sur 158 · Comp, rend., t. CVI, p · texte numérisé non relu

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fermenlalifs el anaérobies, ma fonctionnenl tous, ou presque ti laires. Je pense, en un mot, qui passeui dans les profondeurs di des cellules se produisent non on l'avait cru jusqu'ici, mais ei Des expériences très ingénici de compléter ma démonstrati( tissus sont oxydants et quels s»

durant la me, pénétrer dans 1 soude ino£fensifs, des solutions bleu d'alizarine, substances c incolores lorsqu'elles s'unissent disparition de la couleur bleue, un tissu, permettra de détermi réducteur et hydrogénant. On d'un animal une solution de ce temps après, on le sacrifie et partout où la couleur bleue a on peut être assuré que le mi ducteur, que l'oxygène n'y ] que, dans tous les cas, il ne sa dissous ou actif. Or ces expéri parties blanches du cerveau et phériques en grande partie, les cartilages, les os, par zones spéci généralement, le foie d'une ; accentuée, la partie corticale di monaire, sont durant la vie des i.

leurs; que les oxydations ne Si profondeur du protoplasma des <

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pi'vtoplasmaH cèdent de /'ht/drof/rne naissmit atix suhstftnccs aptes à s oxyder qu'on y fait pénétrer dura)it la vie. Bien loin de s'oxyder, le bleu d'indigo ou de céruléine se dccoloreni à leur contact comme ils le feraient en présence du zinc, des hydrures métalliques ou des hydrosultites.

Les parties des tissus qui, durant la vie, sont peu réductrices sont : les portions grises du cerveau et de la moelle, certaines zones osseuses, les synoviales, et surtout les glandes salivaires, pancréatiques, mucigènes et mammaires.

Après la mort le pouvoir réducteur des tissus augmente beaucoup, ce qui se conçoit par ces deux raisons 1** que Tarrivée incessante du sang oxygéné tend à contrebalancer sans cesse, durant la vie, et à obscurcir les actions réductrices, phénomène qui disparaît après la mort par interruption de la circulation; 2** parce que les actions réductrices continuent à s'exercer yyav/ mortem grâce à une sorte de fonctionnement local et résiduel que nous avons démontré se continuer après (jue la vie d'ensemble a pris fin et dont nous avons étudié les résultats, en parliculier pour le tissu musculaire'. Après la mort, tous les tissus qui ont été injectés de bleu de céruléine durant la vie, se décolorent au bout de quelques minutes; seuls, le pancréas et les glandes submaxillaires se comportent comme des milieux oxydants, pendant la vie et après la mort.

Lors donc que les substances albuminoïdes se transforment dans le protoplasma réducteur de ces tissus, ces substances se dédoublent et s'hydratent en vertu de phénomènes purement fermentatifs et en dehors de tout accès d'oxygène libre.

1. A. Gautieh et L. Landi, Annales de chimie cl de pliyâiquc, 0» seri»*, l. XXVIII, janvier 1893, et A. Gautier, Arcfi. de Physiolog. de lirown- Séijuard, janvier 1893.

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Les observations, que je ne saur démontrent que dans les cellule de ces dcdoublemeiits eonsist gras, amides complexes et u même dans les autres cellules l'urée ou les principes amidés s créaliniques, uréïdes, corps xai Ils sont accompat^nés, non plus :

el de sucre, comme dans le fc doublement fermenlatif imméd des graisses et de l'acide carh amidés, leucomaïnes, sels an gène, corps gras, enfin acide de celui qui est excrété, tous nos cellules animales en dehoi venu du dehors. Ce n'est que seconde phase de la désassin sécrétées pour ai nsi d i re di laires du protoplasma, ou p périphérie de la cellule ou pas à leur facile diffusion, seront gène du sang qui les oxyden d'excrétion. C'est dans cetle :

dante, c'est aux dépens des p protopiasma lui-même, c'est i hors d'elle et non dans sa prof majeure partie les phénomène l'eau, l'acide carbonique, l'acide que l'on rencontre dans les s'exhalent au dehors par la pea Mais les produits azotés prii

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iiréïdes, les leucomaïnes, la tyrosinc, etc., et Turée ellemême, au moins en grande partie*, sont formés en milieu réducteur au cours delà première phase, ou phase anaérohie, de la désassimilation. Ils résultent d'une sorte de fermentation directe, d'un dédoublement avec hydratation et sans qu'intervienne l'oxyyène. Il ne faut donc pas être surpris que les leucomaïnes et les ptomaïnes ainsi produites, les premières chez les animaux, les secondes par les microbes, dans des conditions semblables, c'est-à-dire en milieu réducteur et grâce à un mécanisme fermenlatif analogue, aient de si nombreux points de ressemblance. Ayant même origine, à savoir les albuminoïdes, issus d'un même mécanisme, le dédoublement par hydrolyse et la fermentation, ils se confondent comme composition en bien des cas.

Une équation très simple permet de traduire ce mécanisme général et d'expliquer la transformation des albuminoïdes du protoplasma en urée, graisses, glycogène et acide carbonique, sans intervention aucune de l'oxygène extérieur, par simple hydratation :

/iC"n"*Az'"SO"-f-ti8IPO = 3GCOAz^ir

Albumines Eau l.Jréu

+ 3C"H">'0'+12Cni"'0' + 4SO'H»+l-iCO'

Oléosléaromargarine Glycugôiie. Acide Acide

ou graÎBSH ordinaire. sulfureux. carbonique.

1. Je tire des recherches de M. Duclaux la preuve directe que dans la cellule Purée elle-même peut se produire par simple dédoublement fermentatif et anaérobie des matières albuminoïdes. Le tyrothrix uvocephalum, et d^autres tyrothrix auaérobies, ensemencés dans l'albumine ou dans le lait, s^attaquen taux substances protéiqucs et en dehors de toute action de Toxygène extérieur, les dédoublent en déga^'cant de riicidc carbonique, de rhydrogèue, de l'acide valériani(iue des acides ami<lés, lie la ty rosi ne et de Vurée.

2. On a pris ici la formule de Talbumine la plus simple, celle de LieberkhilQ où se trouve au moins un atome de soufre.

204 LES leucomaLnes,

Cette équalioD, où, pour simplilier, l'on a lait volonlairement abslracUon des termes intermédiaires, montre comment la formation de l'urée, des graisses, du glycogènc, de i'acide sulfureux', et même la production d'une partie de l'acide carbonique de nos excrétions, dérive, grâce à un simple phénomène d'hydratation, de la destruction des matières albuminoïdes des protoplasmas.

Dans beaucoup de cellules, le glycogène se détruit à son tour, comme nous le disions plus haut, on ne se forme que virtuellement, transformé aussitôt en graisse et acide carbonique :

rj(:Mi"'0' = LMr'"U" + 2:t€0' -(- i:f ii-'O

C'est ainsi qu'on doit coucevoir comment la moléciiip albuminoïde primitive se désayrège, directement ou indirectement, en urée, glycogène et sucres, graisse, acide carbonique, au cours de la phase anaérobie de ces dédoublements- Mais ces équations n'expriment que le résultat final de cette première phase des transformations désassimilatrices; avant d'être changés en urée, hydrates de carbone, acides gras, acide carbonique, etc., les produits dérivés du dédoublement anaérobie des albuminoïdes pa.ssent par une suite d'élals intermédiaires qui les simplifient successivement: il en résulte une série de dérivés intéressants que lo chimiste a découverts dans les tissus et les glandes en activité fonctionnelle. Les peptones, les uréïdes, les composés créatiniques et xanlhiques, et les autres leucomaines, SQnl,

1. Ed B'oxydant dans la seconde phase de désaasimilaiion, la pliase oTjdante, cet acide se transforme eu acide aulfurique qui s'unit aui phénols pour donner les acides pbénoisulfurique, indolaullurique, elc.. que l'on retrouve dans les urines.

nniGiNe des lkiicomaWes.

parmi les corps azotés, les corps qui précède lion de l'urée. Le mécanisme intime qui dom à ces intermédiaires mérite qu'on en fasse ici pluâ spéciale.

En ce qui touche aux peplones et aux toxin au cours de ces transformations simplilicatrice desalbuminoïdes, nous renverrons pour expliqua lion à la III* Partie de cet Ouvrage. Nous nou; dans ce chapitre seulement de l'origine des proprement dites.

Ces bases, avons-nous dil, procèdent des t par une série de dédoublements que provw^uen tations successives, avec ou sans perte d'acide Assurément il est difficile de suivre pas à pa de ce phénomène et de déterminer tous les inl depuis l'albuminoïde dont on part jusqu'aux t et aux leucomames . Mais on peut donner uni très satisfaisante de la formation de ces dernii en se fondant sur les belles recherches de i berger relatives à l'hydratation des matière et à leur constitution.

On sait par les travaux de ce savant que noïdes se dédoublent, grâce à une hydratatio in-vitro par l'eau aidée de la chaleur et des ali moniaque, acide carbonique , acide oxaliqui leucines en C" H*" "'' ' AzO', glucoprotéines-p non ■ <;"H'"Az'0', acides liydroprotéiqucs (;'°ll""Az'' protéique.s ('."'II'"' -Az*()'. Laissons de côté la t le moment (tout en remarquant qu'elle procède dédoublement de l'albuminoïde) aussi bien que le lique ou carbonique et l'ammoniaque. Pour

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cule d'albumine par Teau aidée des alcalis, M. Schutzenberger a été amené, par une série de considérations que j'ai exposées ailleurs*, à leur donner des formules de constitution telles que les suivantes :

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