II. — Leugomaïnes créatiniques
On connaissait depuis Liebig deux substances azotées extraites du muscle et qu'il avait, pour cette raison, nommées créatine et créaiinine. J'ai dit ailleurs que le célèbre
222 LES LKICOMAÏNES.
chimiste allemand qui les découvrit méconnut leur vrai caractère basique. Bien des années après, lorsqu'en 1881 et 1882 j'établis que l'économie animale était apte à produire des composés alcaloïdiques, je rapprochai de la créatine et de la créatinino, plusieurs des leucomaïnes que je venais d'extraire du suc musculaire, et ainsi lut constituée la classe des leucomaïnes créatiniques qui comprend aujourd'hui
la glycocyamine (^^li^AzO*;
la créatine C4rAz'0*;
la créalinine CMTAz'O;
la ly satine Cî^H^AzW;
la lysatinine C/H"Az*0;
la xanthocréatinine C'H'**Az*0;
la crusocréatinine C*H*Az*0;
rarginine C»H**Az*02
et quelques autres composés plus complexes.
La constitution de toutes ces bases se relie facilement a celle d'une substance assez* simple, la guanidine CH'Az', qu'on obtient artificiellement par divers procédés, entre autres en chauffant Tiodure de cyanogène, ou Téther orthocarbonique, avec l'ammoniaque
/ AzH»