‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 59 sur 158 · Voir la Note, p · texte numérisé non relu

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et nous ne faisons, pour ainsi dire, que rappeler ici leurs noms. Ce sont :

Le glycocolle G^IP(AzH^)0*. Il a été trouvé en grande quantité dans la moule comestible et chez quelques mammifères. S'il ne se rencontre que dans quelques rares cas dans l'organisme humain, c'est qu'il n'y peut rester libre : une partie s'unit à l'acide benzoïque qu'apportent beaucoup d'aliments végétaux ou qui résulte peut-être en petite proportion de l'oxydation des albuminoïdes et de quelquesuns de leurs dérivés (tyrosine); cette portion s'échappe par les urines à l'état d'acide benzoylyamidoacétique ou acide hippurique; une autre partie contribue à former l'acide glycocholique, acide biliaire rejeté par le foie; une autre enfin est changée en ammoniaque, urée et acides oxygras.

On rappellera qu'il se fait du glycocolle lorsqu'on traite l'acide urique G'H*Az*0' par l'acide iodhydrique :

CMPAz*0« + 3HI + 3H*0=:C»H»AzO* + 3AzHM + 3CO*

L^sarcosine est du méthyl glycocolle GO^H-GH'. Az(CH')H. Elle ne se rencontre pas dans l'économie, mais on peut la dériver de la créatine qui, par l'hydratation, se change en sarcosine et urée.

La leucine G'H*'AzO', ou acide amidocaproïque, a été trouvée dans la glande thyroïde, le thymus, les glandes lymphatiques et salivaires, le cerveau, mais surtout dans le pancréas, le pus, le sang des leucocythémiques. On Ta rencontrée aussi dans celui des veines porte et sus-hépatique au cours des affections du foie. Ou Ta signalée dans la chrysalide du sphinx, chez les arthropodes, les écrevisses, etc.

La butalamine, ou acide amidovalériqne GO^H'G'H*'(AzH'), a été trouvée dans les produits de la digestion pancréatique, dans le pancréas lui-même, dans la levure de bière, etc.

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La iyrosine ne paraît pas avoir d'action physiologique

sensible.

La taurine G'irAzSO' (ou amide éthylénosulfureux)

/ AzH* C*H* n<;n«HJ^^*'' ^^^^^ ^^ propriétés faiblement basiques.

On la rencontre toute formée dans les poumons, le foie, la rate, les muscles des mollusques, les reins de la raie, Turine du bœuf, les matières fécales, etc., mais toujours en petite quantité, quoiqu'elle se produise un peu partout dans l'économie. Elle disparaît, en effet, sous forme d'acide taurocholiquequi s'écoule par la bile dans Tinteslin. D'autre pari, une partie de la taurine se convertit dans l'économie

en acide iséthionique G* H* . ncnîu ®^ acide taurocarba-

mique G'H'Az'SO^

V acide kynurénique C'^H' Az'O', H'O est monobasique ; il fut découvert par Liebig dans l'urine de chien. C'est encore un corps à la fois acide et basique. Lorsqu'on le distille avec de la poudre de zinc, il donne de la quinoléine, ce qui en fait un acide carboxyquinoléique C*H'Az (GO* H) (011). Il cristallise en aiguilles soyeuses, solubles dans l'eau. Il peut s'unir aux acides pour former des sels.

L'acide urocanique a été rencontré par Jaffé dans l'urine des chiens bien portants. Il répond à la formule G"H"Az*0*, 4H*0. Il forme des aiguilles presque insolubles dans l'eau froide, fusibles à 212°, dédoublables un peu au-dessus de cette température, en acide carbonique et urocanine C*'H*<*Az*0, base fortement alcaline et fluorescente.

Nous pourrions enfin ajouter à celte énumération rapide les acides urainiqiies qui, d'après E. Salkowsky, résultent de l'union, dans l'économie, des éléments de la carbimide GO AzH (différant elle-même de l'urée par AzH* en moins

282 LES LEUGOMAÏNES.

aux acides amidés, tels que le glycocoUe, la taurine, la sarcosine, etc., soit directement, soit avec élimination d'eau; et Tacide carbamiqiie ou plutôt le carbamate d'ammoniaque, que Nencki a signalé dans le sang après l'opération dite de la fistule de Eck, qui a pour eflFet de faire directement passer le sang de la veine porte dans la veine cave, sans que ce sang traverse le foie. Le carbamate d'ammoniaque est très vénéneux : introduit dans la circulation, il produit l'incapacité des mouvements volontaires, l'assoupissement,

la maladresse. A doses plus élevées, l'animal titube; il perd la vue; il est atteint d'excitations brusques, de catalepsie, d'insensibilité, de convulsions avec dilatation des pupilles, enfin de mouvements tétaniques et d'arrêt de la respiration. Les carbamates introduits par l'estomac ne produisent pas ces effJets, à moins que l'animal n'ait subi l'opération de la fistule de Eck ; dans ce cas , les phénomènes d'intoxication par ces composés se manifestent.

Leucomaïnes de constitution indéterminée.

Nous décrirons dans ce paragraphe, la spermine, les plasmaïnes, la protamine, la cystine et diverses leucomaïnes non analysées retirées des organes des animaux.

Spermine,

Schreiner, en 1880, retira cette base du sperme des mammifères et elle existe, en partie du moins, à l'état de phosphate cristallisé insoluble ou peu soluble*. On peut

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