SCHRBINKR, Liehig's Ann, der Chcin., t. GXCIV, p
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l'en extraire, grâce aux acides affaiblis, après avoir épuisé le sperme par ralcool. La solution de phosphate naturel de spermine, acidulée d'acide sulfurique et traitée par l'eau de baryte, donne la base libre lorsqu'on évapore à basse température. Ou précipite lie nouveau la spermine en saturant exactement ses solutions un peu concentrées avec de l'acide phosphorique ordioaire. Il ne larde pas à se former ainsi un précipité cristallin caractéristique (fig. 10) d'un phosphate peu soluble qu'on lave à l'eau et à l'alcool et qu'on traite enfin par la baryte en léger excès pour mettre la base en liberté. Après avoir, grâce à quelques gouttes d'acide sulfurique dilué, enlevé à la liqueur filtrée la baryte restante, on évapore dans le vide (Poehl).
I>a spermine pure ainsi séparée en partant de son phosphate ne répond pas à la formule G'H' Az de l'élhylénimine, ni à la formule double de la pipérazine CH'^Az" comme l'avait avancé Praeukel et comme avaient cru l'avoir démontré Ladenburg et Abel en se fondant surtout sur des considérations théoriques. Sa formule, d'après Poehl, cstG'H"AzS ou peut-être C'II^Az*. Son cMoroplatinate répond à C H" Az%2HGl,l'lCl*, ou C'-H^AzSiHGl (PtCl*)=. Voici les nombres trouvés par Poehl, et le calcul de la formule théorique :
284 LBS LEUCOMAlNES.
Calcul pour
CMl'*A2»,2HCI,PtCI* C 11,89 11,73
Il .••.*. «)|Ou ..•■.• o,i«5
Az 5,89 5,47
Cl » > 41,63
in 38,21 38.04
C'est une substance à réaction alcaline énergique, très soluble dans l'eau et dans Talcool, insoluble dans Télher. Elle possède une franche odeur de sperme, surtout lorsqu'elle vient d'être récemment mise en liberté. Traitée par la potasse concentrée, elle dégage de l'ammoniaque. Elle précipite par le chlorure de zinc, le tanin, les sels des métaux précieux, les acides phosphotungstique et phosphomolybdique. Elle fournit un chlorhydrate cristallisé soluble dans l'eau, cristallisable dans l'alcool et dans l'éther en aiguilles jaunes peu solubles répondant à C'H"Az*,2HCL Elle donne un chloraurate en lames quadratiques, et un chloroplatinate soluble. Le nitrate d'argent la précipite de ses sels.
L'étude physiologique de la spermine employée à Tétat de chlorhydrate, a été faite par les professeurs Poehl, TarchanoflF, Maximowitch, Weljaminoff, Joffroy, etc. Il semble résulter de leurs expériences que cette base injectée à petites doses dans l'économie possède une action dynamisante, tonifiante des nerfs.
Poehl a démontré que, sans être par elle-môme un oxydanl, la spermine détermine à son contact une accélération des oxydations tant minérales qu'organiques. Que l'on place dans un vase quelques gouttes de chlorure d'or très étendu et du magnésium en poudre, il n'en résulte qu'un peu de gaz hydrogène et de chlorure de magnésium ; mais dès qu'on
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noirâtre qu'on exprime dans de la toile neuve lavée à l'eau bouillante. Sous Tinfluence de la pression, il s'écoule un liquide rougeàtre ou couleur chair. La liqueur aqueuse est distillée dans le vide à 60°. Le résidu sec est repris par de l'alcool absolu qu'on laisse plusieurs jours au contact de cette poudre en la soumettant de temps en temps au broyage. L'alcool étant distillé, il reste un nouveau résidu qu'on reprend encore une fois par de l'alcool absolu froid. Il s'empare entre autres produits des oxalates des bases. On distille encore, on sature le résidu par de la chaux éteinte et l'on reprend par l'eau. A cette solution aqueuse, qu'on mélange de son volume d'alcool, on enlève par l'acide oxalique un peu de chaux qui s'était dissoute, on concentre, puis on ajoute du carbonate de potasse tant qu'il se fait un précipité. La liqueur agitée avec de l'alcool amylique pur, lui cède une matière rouge orangée très alcaline. L'épuisement subséquent de cet alcool avec de l'eau légèrement chlorhydrique lui enlève les bases dissoutes. L'évaporation de la liqueur aqueuse acide laisse un chlorhydrate qui cristallise en rosaces et en houpes. Le chloroplatinaie correspondant, de forme octaédrique, répond à la formule G*H**Az% 2HC1, PtCP+H'O. Il est médiocrement soluble. Le chloraurcUe peu soluble se réduit rapidement. Le chloromercurate est insoluble.
L'auteur propose, sous toutes réserves, la formule de constitution :
/AzH-
\ AZ n ■ L< Il - . __ ^,,« 4 .,«
\AzHCH*AzH*
formule où l'on voit apparaître à la fois le groupe caractéristique des guanidines, une chaîne G II -G H* -G H* apte à se détacher à l'état d'acide lactique en s'oxydant, et un groupement
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formé d'aiguilles déliquescentes solubles dans l'eau et dans ralcool ; le chloiaurate est laraelleux. Un milligramme injecté sous la peau d'une grenouille fait tomber, après 5 minutes, le nombre des battements du cœur de quarante à vingt. L'excitation musculaire reste normale. Sur une grenouille de 25 grammes, 2 milligrammes de la même base suffisent à tuer l'animal ; ils arrôlent complètement le cœur en 23 minutes.
Celte seconde base n'a pas été analysée. Peut-être se confond-elle avec la névrinc ou la choline.
La proportion de ces leucomaïnes dans le sang de bœuf normal ne dépasse pas 3 grammes par 100 litres.
Protamine G^'^H^Az^O'*.
La protamine a été découverte en 1874, par Miescber, dans la laitance mûre de saumon où elle parait combinée sous forme de nucléïne. La laitance de carpe et le sperme de taureau n'en contiendraient pas.
Pour l'extraire, la laitance de saumon recueillie en décembre, débarrassée par l'alcool de ses corps gras, de sa lécithine et de sa cholestérine, est mise à digérer durant six heures, en agitant souvent, avec de l'acide chlorhydrique à 1 7o. Tout d'abord les traitements par l'eau acidulée n'enlèvent que du chlorhydrate de protamine ; de la sarcine, de la xanthine, et de la guanine se dissolvent ensuite. Les premières liqueurs acides sont neutralisées par la soude, et versées goutte à goutte dans une solution de chlorure de platine. Il se précipite, sous forme de grains cristallisés, un chloroplatinate insoluble dans Teau et dans l'alcool. On le lave et le décompose par H' S à chaud. Le chlorhydrate
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en admettant qu'une petite quantité des alcaloïdes pulréfactifs de l'intestin sont absorbés à la surface de cet organe*, nous avons toujours pensé que la majeure partie de ceux (jue Ton extrait des lissus normaux, et en particulier les alcaloïdes oxygénés, n'ont pas cette origine.
Il ne faudrait pas croire que l'action toxique des urines soit atlribuable à une seule substance, ni môme tout particulièrement aux composés alcaloïdiques. Nous verrons dans la ///'' Partie que les sels de potasse, les matières extractives non alcaloïdiques, et certaines toxines à fonctions chimiques mal définies, sont les principes les plus actifs de cette excrétion. C'est ce qu'avaient déjà établi, en 1879, pour les matières organiques, les expériences de G. Pouchet, et ce qu'ont indirectement confirmé les essais de M. Villers. Il a montré, il est vrai, par une méthode insuffisante', que les alcaloïdes n'existent que rarement dans les urines normales, au moins en quantités sensibles ; huit fois sur dix chez les hommes bien portants il ne les a pas trouvés; mais que survienne une légère bronchite, le moindre malaise, et ces alcaloïdes vénéneux apparaissent, plus ou moins abondants.
Au cours des états pathologiques les urines deviennent plus toxiques grâce à ces produits extractifs indéterminés,
1. E. Roos a trouvé de la putrescine et de la cadavérine dans les urines de deux malades atteints de malaria grave avec troubles gastriques. Ces deux substances, très probablement d'origine intestinale, étaient, chose remarquable, accompagnées de cystine.
2. n concentrait les urines, les reprenait par Talcool, évaporait ce dissolvant et reprenait encore une fois le résidu par Palcool fort. U déplaçait alors, de ce second extrait, les substances alcaloïdiques par un carbonate alcalin, agitait avec de Téther, ajoutait une goutte dVicide chlorbydrique et évaporait. Le chlorhydrate des alcaloïdes restait comme résidu. On voit que par cette méthode les bases non déplacées par le carbonate alcalin et non solubles dans Péther ne sont pas recueillies. La môme observation doit être faite à for lion à la méthode suivie en 1882 par M. Bouchard.
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Reprenant et complétant ces études, en 1882, M. Bouchard établit qu'en général les urines récemment émises par les fiévreux fournissent des extraits bien plus toxiques que les urines normales. A ce point de vue, il étudia les urines de la pneumonie, de la pleurésie infectieuse, de la fièvre typhoïde, de la néphrite infectieuse, de la diarrhée, etc. Il démontra que l'exagération de cette toxicité ne tient pas aux alcaloïdes seuls ; qu'ils sont accompagnés de produits toxiques non alcaloïdiques et cependant très actifs, et de sels de potasse qui agissent pour leur propre compte.
Dans quelques cas, on a observé dans les urines la cystine G'trAzSO* à l'état de dépôts blanchâtres ou môme de dissolution; très rarement sous forme de calculs. On ne saurait dire dans quelles conditions se produit ce corps sulfuré très faiblement basique. On l'a rencontré chez les sujets anémiés, affaiblis, chez ceux où le foie fonctionne mal, et, chose remarquable, chez des individus en apparence pleins de santé appartenant à la même famille; comme si l'aptitude à former de la cystine se transmettait héréditairement.
Udransky et Baumann, ayant trouvé dans les urines des cystinuriques de la tétraméthylènediamine (putrescine), et de la pentaméthylènediamine (cadavérine), ont pensé que peut-être la cystine qui accompagne ces deux ptomaïnes était, comme elles, d'origine microbienne*. On a observé
enfin la cystine dans les urines des malariques dans quelques cas graves.
Liquide amniotiqiœ, — MM. Mouron et Schlagdenhauffen ont trouvé, en 1883, dans le liquide amniotique recueilli par ponction au moment de l'accouchement, une petite quantité