DISTINCTION ENTRE LES TOXINES
elles sont ofifensives ; 2^^ une autre espèce de toxines dérive du microbe qui les sécrète ; 3** une dernière peut résulter du dédoublement direct, de la modification des matières animales ou végétales préexistantes, sous Tinfluence de Tagent virulent. S'il est difficile de distinguer entre ces deux dernières sortes de toxines, il est possible de les séj)arer des premières, des toxines protoplasmiques, ^raco à la liltration et au lavage sur biscuit poreux.
Nencki a obtenu et étudié Tune de ces toxines protoplasmiques, la mycoprotéine. Il recueillait et lavait les bactéries putréfactives à Teau d'abord, puis à Talcool et à Téther, reprenait la bouillie par de la potasse à 1/2 pour 100, chauffait à cent degrés et filtrait. La liqueur était alors acidifiée d'acide chlorhydrique dilué et précipitée par le sel marin. Ce précipité, lavé avec une solution salée, puis avec un peu d'eau, et séché, répond à peu près à la formule brute G^H^^Az'^O'; c'est la mycoprotéine. Elle se présente en flocons amorphes solubles dans l'eau, mais jamais entièrement loi'squ'elle a été longtemps séchée à 100^. Sa réaction est très faiblement acidulé. Les alcalis et les acides la dissolvent également. L'alcool ne la précipite pas de ses solutions. Elle donne des combinaisons insolubles avec le chlorure mercurique, l'acide picrique, le tanin. Elle répond à la réaction de Millon et à celle du biuret, mais non à la réaction xanthoprotéique.