Soc. de biologie, 24 mai
4. Metchnikoir, et bien d'autres avant lui, avaient songé ii l'accoutumance au poison. Voir Inslilut Pasteur, t. V, p. 372.
l'immunisation.
que les animaux vaccinés non seulement sont atteints parles toxines microbiennes toutes formées, mais qu'ils paraissent être aussi sensibles à ces poisons et quelquefois môme i)lus sensibles que les animaux neufs'.
Il faut donc renoncer à ces diverses hypothèses. Les animaux vaccinés ne possèdent pas au bout de quelques; jours des humeurs particulièrement bactéricides. Leur sang, ou leurs tissus ne contiennent pas normalement une sorte d'antidote tout formé qui s'oppose à l'action de la toxine que sécrète le microbe spécifique; celui-ci persiste, quelque temps du moins, dans les humeurs du vacciné et ne s'y atténue sensiblement pas ; enfin l'économie n'a pas paru aux observateurs être mithrîdratisée, accoutumée au poison à la suite d'une vaccination antérieure.. Il ne reste plus que deux hypothèses à faire : , Ou bien, le microbe introduit chez le vacciné, est inca-, pable d'y prospérer, ou du moins d'y produire ses toxines habituelles ;
Ou bien, l'agent virulent, tout en produisant ses toxines chez le vacciné durant tout le temps qu'il est présent, provoque chez lui la formation de substances d'activité contraire, de véritables contre-poisons produits par l'économie du vacciné grâce à l'incitation du virus ^
L'expérience confirme à la fois ces deux hypothèses, et l'on sait aujourd'hui, surtout par les belles observations