‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 116 sur 213 · Annales Institut Pasteur, t. VIII, p. 725 et p · texte numérisé non relu

Annales Institut Pasteur, t. VIII, p. 725 et p

LES TOXINKS.

animaux sensibles aux venins, ils acquièrent l'immunité, du moins passagèrement, et résistent à une envenimation ultérieure. La chaleur a mis en évidence l'antitoxine qu'elle a séparée de ces sangs venimeux'.

Chez l'animal en puissance de virus vivant, la toxine qui se forme sans cesse, au moins au début, et grâce au développement môme des microbes virulents, consomme ou contrebalance l'action d'une quantité équivalente do l'antitoxine qui tend à se produire; et si celle-ci ne se reproduit pas, ou n'est pas sécrétée en quantité suffisante, la maladie suit son cours. On voit alors le pouvoir antitoxique du sang diminuer puis disparaître et l'empoisonnement suivre son cours ^

Gomme nous l'avons dit du vaccin, les toxines paraissent stimuler les cellules de l'organisme qui réagissent et se défendent grâce aux antitoxines qu'elles sécrètent contre les altérations dues au poison. Il est proljable que les globules blancs produisent les substances antiloxiques en quantité plus ou moins grande suivant chaque individu, et surtout suivant qu'il y a eu, ou non, vaccination préalable. Mais l'aptitude à former ces contrepoisons n'est pas dévolue à toutes les cellules sécrétantes de l'organisme. Ainsi Klemperer a vu que le jaune de l'œuf de la poule immunisée est antitoxique, tandis que le blanc ne l'est pas.

La puissance thérapeutique de ces antitoxines touche au merveilleux. D'après L. Vaillard, des doses excessivement faibles d'une culture de tétanos très virulente filtrée sur biscuit sont mortelles pour les animaux : ainsi ,-53^ de

1. Comptes rendus Acad. sciences, t. LXXl, p. 746, et Comptes rendus Soc. biol, 2 août 1895.

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