WXNTER Blyth, The AnabjsL, 1877, p
2. LaCerda, Comptes rendus Acad. scicnc, t. XCIII, p. 466, 1881.
3. Annales Institut Pasteur, t. VI, p. 175, et t. VIII, p. 278.
bien Faclion des hypochlorites in vitro, ou raclion locale dans les tissus imprégnés de venins, mais non l'aclioii générale et à distance'. On a vu que, d'après MM. Roux et Vaillard, ces mômes hypochlorites réussissent à détruire in vitro la toxine tétanique.
Contre les venins de serpents on a signalé divers autres antidotes, entre autres l'iodure de potassium [Brainard). Il convient aussi de ne pas oublier de citer ici le célèbre Vichmaroimdoii de l'Inde, électuaire oii entre l'aconitum ferox, les graines de croton, et les sulfures d'arsenic; ouïes pihdes de Tanjore contenant ce même aconit et l'ophioxylum, à côté du réalgar et de l'acide arsénieux. Ces médicaments terribles paraissent avoir en effet quelque efficacité. Il est curieux de retrouver l'arsenic dans les deux. Comme agent secondaire, leD'' Mueller a préconisé la strychnine qui excite les centres respiratoires et le cœur, etc.
Une substance très singulière, le Cedron (cotylédons du Simaha cedron), jouit en Colombie de la réputation de guérir les morsures de serpents, et même de préserver contre l'envenimation ceux qui en emploient d'une façon suivie l'infusion faite dans du tafia. Saffray dit avoir eu l'occasion d'en éprouver les vertus curatives. D'après des expériences faites au Muséum, il y a quelques années, par Dumont, le cedron avalé par des lapins avant la morsure de la vipère les aurait garantis contre l'envenimation. Ces observations mériteraient qu'on les répète ^
1. Physalix et Bertrand, Compt. rend. Acad. sciences, t. CXX, p. 1290. Voir la réponse de M. Galrnette, Jbid., p. 1443.
2. Sur les antidotes des venins de serpents, voir Viaud-Grandmarais, article Serpents venimeux, du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, p. 414. — VfNORNT Richard (Loc. cil., note, p. 133). — Laudbr BruntON, Snake Venom and ils antidotes, London, 1891.
VENINS DE SERPENTS
Fraser {Brit. med. Journ., avril 1896) réalisant une idée déjà émise avant lui, a cherché et réussi à vacciner contre les venins de serpents en faisant absorber ces poisons par le tube digestif en quantités successivement croissantes. Les animaux finissent par supporter ainsi des doses 500 et 1 000 fois supérieures à la dose mortelle. Leur sang et leur sérum jouit alors de propriétés immunisantes, et cette aptitude s'étend jusqu'cà leur progéniture à qui elle est transmise soit par le sang, soit même par le lait.
Le sang des serpents venimeux paraît contenir le même principe anti toxique.
Principes constitutifs des venins; leur action.
Les matières que l'on trouve dans les venins de serpents sont : du mucus provenant de la glande, il est sans action nocive ; des substances protéiques dont une très faible portion est coagulable à chaud; des matières diastasiques qui paraissent être les parties essentielles des venins ; des alcaloïdes que j'ai signalés dans les venins de cobra et de trigonocéphale, mais qui ne se trouvent qu'en très faible quantité dans les venins de serpents*; des traces de matières grasses ; une petite quantité d'extractif soluble dans l'alcool ; des sels, en particulier des chlorures et phosphates de chaux, d'ammoniaque et de magnésie; enfin de l'eau, environ 73 7o-
De toutes ces matières les substances protéiques ou zymotiques méritent seules d'être étudiées séparéhieul.
1. Nous le retrouverons en quantités prépondérantes dans les venins des batraciens et des apides.
LKS TOXINKS.
Ce sont les parties essentielles de ces redoutables agents. Déjà en 184:^, Lucien Bonaparte avait remarqué que la substance active la plus importante du venin de vipère est un principe de nature protéique auquel il donna le nom de vipérine ou echidnine (Loc. cit. Note; p. 483). Il compara même cette substance à un ferment digestif. De 1868 à 1883, en Amérique, Weir Mitcliell, dans ses Researches iipon Venom of the Rattlesnakes^ , et T. Reicliardt confirmèrent et développèrent les idées de L. Bonaparte. Weir Mitcliell compara la partie albuminoïde essentielle du venin de serpent à sonnettes et du serpent mocassin à la ptyaline et à la pepsine. Il montra que la crotaline était une échidnine ou plutôt une échidnase, c'est-à-dire un ferment très analogue à la vipérine. Il paraît en être de même des autres écliidnases, car leurs effets sont comparables : elles agissent toutes dans les mêmes conditions, répondent aux mêmes réactions générales, et ont probablement une composition très analogue.
Les écliidnases ou échidnines sont solubles dans l'eau et parfaitement neutres, incolores, incristallisables, incoagulables par la chaleur, du moins en grande partie. Elles se colorent en violet par les sels de cuivre en présence de la potasse; elles ne précipitent pas par l'acétate de plomb. Elles répondent à la composition générale des albuminoïdes et sont très putrescibles. Mélangées à l'empois d'amidon, elles ne le saccharifient pas.
Le venin de pseudechis d'Australie contient une matière protéique que coagule la chaleur, des albumoses et peutêtre des peptones (./. Martin et Mac. G. 5m?VA).