Annales de l'InslitiU Paslrur, l. VI, p
Li;s TOXINES.
s'est demcindc si celle loxaUjumose devrait son pouvoir iminunisanl à une zymase qui l'accompagnerait. Pour s'en assurer, à la solution d'albuinose précédente, il ajoute de l'eau de chaux, puis de l'acide pliosphori(|ue très étendu. Si son iiypothèse est l'ondée, le précipité qui se l'orme doit contenir le ferment cherché et l'albumose restante ne plus immuniser les animaux. Hankin ayant remarqué (ju'il n'en était rien, conclut que le pouvoir immunisant appartient bien à l'albumose elle-même.
Brieger et Fra'nkel ont séparé d'une façon analogue' la in'otéine vénéneuse du microbe de l'anthrax : le foie, la rate, les poumons et les reins d'un animal mort charbonneux sont finement hachés et repris par l'eau; en laisse reposer 2'i heures dans de la glace, on filtre sur biscuit et l'on précipite la liqueur par une grande quantité d'alcool absolu.
En cultivant dix à quinze jours le bacille du charbon dans une solution de sérum de sang mêlé d'eau, et très légèrement alcalinisée, puis filtrant sur porcelaine, S. Martinobtint une liqueur toxique dont il sépara : 1° un alcaloïde indéterminé soluble dans l'eau et dans l'alcool, insoluble dans l'étlier et le chloroforme, à sels cristallisables, précipitant j)ar les réactifs généraux des alcalo'ides, mais non pas l'iodure potassico mercurique; 2"^ de petites quantités de leucine et de tyrosine; 3° une protoalbumose et un deutéroalbumose accompagnées de traces de peptone. Ces albumoses sont fortement alcalines, et cette alcalinité ne disparaît pas par les traitements répétés à l'alcool, ou par la dialyse'.
1. Unlersucliungen u. Bacleriengifl. Dtrliner klin. Voch., 1890, p. 241 et 268-