S. Martin, Boy. Soc. proced., t. XLVUI, p
3. On ne saurait (ioriner de meilleure preuve que la distinction absolue qu'on a voulu faire entre les toxalbumines et les ptomaïnes est illusoire.
to\iam:s du cH.\uru)>'.
Nous pensons que les alJjuraoses de Sydney MurLin sont des [)roduits qui dérivent d'une digestion trop avancée, comme paraît en témoigner l'alcaloïde formé en même temps qu'elles. Elles ne re[)résentent pas le vrai poison, et elles ne sont vénéneuses qu^à forte dose : une souris n'est tuée que par 0^''3 de ces toxines. De plus faibles quantités provoquent un œdème local avec somnolence ou coma. L'alcaloïde qui accompagne ces albumoses produit les mêmes accidents, mais il est plus actif : lu dose mortelle pour une souris est de 0"' l. Gomme pour les principes albuminoïdes des venins, la toxicité de ces principes diminue sensiblement lorsqu'on cliaufle, mais ne disparaît pas. Les albumoses toxiques du cbarbon, celles que [irécipite le sulfate d'ammoniaque en excès, supportent un cbauffage à 100" durant 1 beure, ou à 110" durant lo minutes, sans perdre leur vénénosité qui en est cependant sensiblement diminuée'. Leur mélange avec les bypocblorites solubles, le chlorure d'or, la solution de Gram diminuent ou détruisent cette toxicité (L. Marmier).
E. Hankin et Werbrook paraissent avoir établi que le bacille charbonneux sécrète en outre une sorte de pepsine digestive apte à liquéfier la gélatine et à dissoudre un peu la flb^ine^ C'est peut-être à elle qu'est due la formation de Talbumose ci-dessus décrite.
On a dit qu'à doses modérées les albumoses de Hankin ne déterminaient aucun symptôme d empoisonnement chez le lapin, le cobaye, la souris, etc. Il n'en est plus de même
1. Ann. de l'Inst. Pasleur, t. IX, p. 536- D'après S. Roux, cité par Hankin, les cultures de charbon dans un milieu glycériné contèrent l'immunité, mais pas d'une façon constante, aux animaux auxquels on les injecte Uoc. cil., p. CAl).