‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 18 sur 213 · Celle précaution n'est pas indiquée par Brieger · texte numérisé non relu

Celle précaution n'est pas indiquée par Brieger

LES PTOMAÏNES

Cette méthode a été beaucoup simplifiée par son auteur lui-même. Les matières primitives, épuisées par l'eau légèrement chlorhydrique (ou acidulées avec cet acide si elles sont liquides) sont évaporées au bain-marie, filtrées et concentrées à l'état de sirop. Le résidu est repris par l'alcool à 90° centésimaux bouillant, et la liqueur, refroidie après filtration, est traitée par une solution alcoolique de sublimé corrosif en excès. Le précipité formé est recueilli au bout de vingt-quatre heures, lavé, et privé de mercure par l'acide sulfhydrique . La liqueur filtrée contient les chlorhydrates des ptomaïnes.

On doit faire plusieurs objections à ces deux méthodes. Dans la première, lorsque Brieger emploie le sous-acétate de plomb, il précipite par ce réactif, une petite proportion de bases qu'il est presque impossible de retrouver dans le volumineux magma plombique qui se sépare. Mais l'objection la plus grave, c'est que le chlorure de mercure, même en solution alcoolique, est bien loin de précipiter toutes les ptomaïnes. On ne recueille ainsi qu'un groupe spécial de bases que j'indiquerai plus loin (p. 67). Enfin, lorsqu'on reprend les chlorhydrates par l'alcool absolu ou très concentré, certains de ces sels restent insolubles, même à chaud.

Méthode de l'auteur pour la séparation des bases entre elles. — La méthode de Slas, plus ou moins modifiée, décrite avec les modifications que l'expérience m'y a fait introduire (p. 55) s'applique bien à la recherche des ptomaïnes. Mais dans les cas oîi l'on veut extraire, non seulement les alcaloïdes volatils et non oxygénés, pour lesquels cette méthode a été d'abord créée, mais aussi les bases oxygénées et fixes, telles que les leucomaïnes qu'on ren-

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