I.KS TOXIM'.S
perd en môme temps que sa toxicité la propriété de liquéfier la gélatine. C'est un indice (pii peut faire penser que la toxine tétanique se confond peut-ôtrc avec la diastase des cultures de ce bacille.
Ainsi qu'on l'a dit, les cultures tétani(jues doivent leur principale activité à la tôtanotoxine qui se comporte à la façon d'une zymasc. Cette substance n'est pas vénéneiise directement et par elle-même, car on peut injecter 200 et 300 grammes de cultures filtrées de tétanos à un ohevàl sans produire d" accidents immédiats. Le poison n'est donc pas préformé dans ces cultures ou n'3'- existe qu'en très minime proportion ; mais l'agent virulent spécifique, la diaslase, introduite dans les veines même en quantité minime, presque impondérable, provoque chez l'animal la formation des principes strj/chnisa)its on tétanisants directs, après une incubation qui dure '24 heures au moins. Ce n'est qu'alors seulement, quand les animaux présentent les premiers symptômes d'intoxication, que leur sang injecté aux autres animaux les intoxique directement et immédiatement. Cette remarquable observation est due à MM. Courmont et Doyon'.
Divers auteurs ont essayé d'obtenir à l'état de pureté au moins approchée, latoxalbumine, agent spécifique de ces cultures : Brieger et Fraenkel la préparent en la précipitant des liqueurs filtrées au moyen de l'alcool absolu. Mais d'après les observationsfaites en Italie parTizzoni etCanttani, l'alcool ajouté à ces liqueurs détruit ou diminue considérablement l'activité de la toxine. On la sépare mieux soit par dialyse, soit plutôt par précipitation au moyen de sulfate d'ammoniaque sec en excès, suivie de la dialyse ménagée de la partie