‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 190 sur 213 · Gilbert, C. rend. Soc. biolog., 1893, p · texte numérisé non relu

Gilbert, C. rend. Soc. biolog., 1893, p

TOXINES DU CHOLÉRA

réflexe de la peau; enfin les sujets sont pris de contracture tétanique, la mydriase succède au myosis, les mâclioires se serrent, et le coma précède de peu la mort. La respiration d'abord accélérée s'affaiblit ensuite, devient ample, saccadée et se suspend à l'apparition des crises tétaniques- Chez la grenouille M. Roger ^ a constaté trois périodes dans l'empoisonnement : période de parésie initiale, période d'hyperexcitabilité musculaire, enfin paralysie terminale. Le poison agit sur La moelle et, accessoirement, sur les muscles et sur le cœur qui se comporte à l'excitation faradique comme s'il était considérablement affaibli.

Toxines du choléra.

On connaît diverses races de vibrions cholérigènes : lè vibrio cholerse asiaticse {Kock, Haffkine) ; le vibrion du choléra de Hambourg (ou de Pfeiffer) ; le v. de Massaoïiah ; le v. de Cassino ; le v. de Ghinda, originaire des eaux d'un puits de Ghinda, qui se développe sur gélatine peptonisée en petites virgules minces, le plus généralement non filamenteuses, enfin quelques autres vibrions, aptes à provoquer les désordres de cette maladie. Ils peuvent tous servir à vacciner, en recourant d'abord à de petites quantités de cultures stérilisées, puis aux cultures vivantes qu'on injecte sous la peau ou dans le péritoine. Le sérum des cobayes ainsi vaccinés contre l'un de ces vibrions est doué de propriétés préventives contre tous les autres

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