On parlera plus loin de la partie qui dialyse
2. Il n'est que juste de reconnaître ici (et malgré quelques dilïlcultés opposées au début aux savants qui lui demandaient communication de
LES TOXlNIiS.
Les albumoses ci-dessus, séparées par précipitation au moyen de sulfate d'ammonium, privées de ce sel par dialyse et redissoutes dans l'eau, conduisent aux mêmes résultats. C'est donc bien à elles que ces liquides doivent la principale partie de leur activité.
Le liquide de dialyse ci-dessus séparé de la portion non dialysable, concentré à 40° dans le vide, donnait la réaction du biurct; il s'y formait un léger précipité par le sulfate d'ammoniaque ou le chlorure de sodium en excès. Ce liquide semble donc contenir un peu de peptone avec une trace d'albumose. Il ne paraît que peu ou pas toxique; mais il jouit aussi du pouvoir immunisant.
Quant au précipité obtenu par neutralisation, au moyen d'acide chlorhydrique, de la liqueur de culture primitive, il était soigneusement lavé dissous dans une petite quantité d'eau très faiblement alcalinisée par du carbonate de soude, et filtré de nouveau. Ce liquide ne répond pas à la réaction du biuret; il précipite abondamment lorsqu'on le neutralise. La solution limpide et légèrement alcaline de cette substance ne paraît pas, ou que fort peu toxique; mais elle confère aux animaux un certain degré d'immunité contre les toxines les plus virulentes.
Le même auteur a préparé ces toxines en faisant pénétrer le vibrion cholérigène à l'intérieur d'oeufs de poule frais. On peut aussi les extraire de l'exsudat péritonéal des cobayes inoculés.
On a essayé de cultiver le même vibrion dans des milieux
ses méthodes) que les innombrables expériences et vaccinations, tentées sur l'homme en Espagne par le D-- Ferran dans les deux dernières épidémies de choléra avaient établi, déjà, en 1880-86, que les injections, faites avec prudence, des produits de culture stérilisés du vibrion cholérique conféraient aux sujets ainsi traités un réel degré d'immunité.
TOXINES DU CHOLÉIU.
non albuminoïdes ' : on prend Eau 1 000 grammes; NaCl= 5 à 7 grammes; Ga Cl^= O-'Vl ; sulfate de magnésie = 0s'",2; phosphate sodique 28'',5 ; lactate d'ammonium 6 à 7 grammes ; asparaginate de sodium ; hydrate sodique 5 grammes. Cette solution préalablement stérilisée puis ensemencée avec le bacille cholérique est laissée un mois à l'étuve. Elle ne dégage pas d'odeur d'indol. Après filtration sur biscuit stérilisé, pour séparer un précipité visqueux ou gélatineux qui se forme, on obtient un liquide limpide, ambré, qui évaporé dans le vide à 40% repris et agité longtemps avec de l'alcool, laisse un résidu brun. On le dissout dans l'eau distillée et après dialyse on évapore de nouveau à sec et reprend par quelques centimètres cubes d'eau. Lra liqueur ainsi obtenue transparente, brune, jouit des réactions suivantes : Elle est légèrement alcaline, elle ne précipite pas lorsqu'on la neutralise ; elle ne présente pas la réaction du biuret ; elle offre une légère réaction xanthoprotéique. Injectée sous la peau à la dose de l''" elle tue deux cobayes sur trois en 9 et 11 heures. Chez tous, la température s'abaisse jusqu'à la mort lorsqu'elle doit avoir lieu. Cette toxine peut, à faible poids, vacciner contre des doses mortelles de cultures vivantes.
Le précipité visqueux ou gélatineux formé dans ces cultures, précipité dont il a été fait ci-dessus mention, contient aussi des substances toxiques aptes à provoquer de la dyspnée, des crampes et l'abaissement de la température.
M. Sanarelli obtient de la façon suivante la toxine, ou plutôt le liquide toxique, des cultures de vibrion cholérigène- : on ensemence ces vibrions dans un ballon de 2 litres contenant 2 7o de peplone, 2 % de gélatine et 1 % de sel ma-