‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 20 sur 213 · Voir C. Rend. Acad. sciences, t. GXIV, p · texte numérisé non relu

Voir C. Rend. Acad. sciences, t. GXIV, p

2. Dans le but de bien précipiter les matières albuminoïdes coagulables.

3. Le précipité qui se forme contient une trace de bases que l'on peut enlever au moyen d'une lessive faible dépotasse. Elles précipitent à froid ou à chaud de leur solution potassique préalablement saturée d'acide acétique, lorsqu'on la mélange d'acétate de cuivre.

4. On peut aussi séparer la gélatine en ajoutant à la liqueur de l'alcool concentré jusqu'à ce qu'elle marque 68» centésimaux. Dans ce cas, on n'a plus besoin d'avoir recours à la dialyse, mais on précipite une petite qtiantilc de leucomaïnes très oxygénées, bases xanthiqnes et autres.

LES PT0MAÏNI2S.

excès ^ Il se fait un précipité dense de pliosphomolybdales Lasiques que l'on sépare et lave à l'acide nitrique étendu, puis à l'eau, enfin qu'on épuise rapidement à la trompe ^

Tous les alcaloïdes sont ainsi précipités, y comprises les bases créatiniqiies, xantbiques, et l'ammoniaque elle-même si on ne l'avait pas tout entière chassée au début.

Le précipité molybdique est alors mis à bouillir quelques ioslanls, non pas avec de la chaux ou de la baryte, comme on l'a fait jusqu'ici (certaines bases sont décomposées ou perdues dans ces conditions) mais avec un excès d'acétale neutre de plomb. Les phosphomolybdates sont ainsi décomposés ; il se fait du phosphate et du molybdate de plomb, tandis que les bases, s'il en existe, passent à l'état d'acétates ^ Après avoir enlevé à la liqueur l'excès de plomb et des traces de molybdène par l'hydrogène sulfuré employé à chaud, on procède comme on va le dire à la séparation de ces bases ou groupes de bases.

Séparation des divers groupes de bases et de chaque base en particulier. — Les travaux publiés jusqu'en 1892 ne résolvaient pas le dilficile problème de retirer d'un produit organique l'ensemble des alcaloïdes naturels, ptomaïues, leucomaïnes, etc., que ces produits pouvaient contenir; encore

1. Cette liqueur se prépare avec : l'hosphomolybdale sadique ICûs''; acide nitrique 150g''; Eau, quantité suffisante pour faire un litre.

2. Il se fait souvent, au bout de deux ou trois heures, un nouveau dépôt de phosphomolybdates, qu'on peut réunir aux précédents. Mais il vaut mieux séparer d'abord le précipité principal.

3. Leprécipité jaune des phosjjhomolybdates devient gris, café au lait ou bleuâtre après ébuUilioa avec l'acétate de plomb. Il peut contenir une trace de bases; ce sont celles que l'acétate de cuivre précipite à chaud ou à froid. On peut les. enlever en traitant le mélange de phosphate et molybdate plombiques, par l'acide sulfurique étendu, enlevant à la liqueur acide un peu de plomb par H^s et la saturant eniin par la baryte. Les bases qui avaient été entraînées par le plomb restent alors dissoutes,

EXTnA.CTlON ET SKPARATION DES PTOMAÏNES.

moins celui de séparer ces bases entre elles. J'ai essayé de résoudre celle question délicate à propos de mes recherches SU7' le fonctionnement des tissus séparés de l'être vivant et mis à l'ahri de l'air et des microbes^ Voici comment j'opère.

La liqueur ci-dessus (p. 6S ) contenant, séparées du précipité phosphomolybdique à l'état d'acétate, toutes les bases, ainsi que les peptones, s'il y en avait, est évaporée dans le vide à 100°. Le résidu est repris par de l'alcool à 50° centésimaux chaud. Ce dissolvant laisse un résidu (Bases A).

Bases A. — Ce résidu insoluble contient la majeure partie de la xanlhine, sarcine, guanine, carnine, et les bases analogues, ainsi que la créaline et la créalinine s'il y en existe. On traite par l'ammoniaque en excès qui dissout les bases xanthiques sans toucher aux bases créaliniques. On filtre, et l'on sépare les bases xanthiques entre elles en laissant évaporer lentement l'ammoniaque : l'adénine et la guanine se déposent; la sarcine et la xanthine restent dissoutes. On précipite la xanthine par le sous-acétate de plomb ammoniacal ; quant à la sarcine, elle reste dans la liqueur.

Bases B. — La liqueur alcoolique qui avait laissé indissoutes les Bases A précédentes est neutralisée, concentrée et traitée par le chlorure mercurique dissous dans l'alcool à 95°. Ce sel précipite les Bases B, et laisse une liqueur. (Bases C), dont on parlera tout à l'heure. — Le précipité mercuriel est lavé et décomposé par l'hydrogène sulfuré. La liqueur filtrée bouillante donne :

\° Des bases jjrécipitables par l'acétate de cuivre à froid (le précipité n'est complet qu'après vingt-quatre heures).

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