‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 25 sur 213 · II. m · texte numérisé non relu

II. m

LKS PTOJfAÏNES.

2ÛU" environ, est presque celui de riij'drocollidine dérivée de la nicotine (210"). Mais ce qui caractérise surtout notre hj'drocoUidine, c'est son pouvoir réducteur puissant, et la réduction facile de son chloraurate et de son chloroplatinate, propriétés qui n'appartiennent pas aux bases pyridiques proprement dites.

La diliydrocollidiue est un poison qui détermine la torpeur, la paralysie musculaire et l'abolition des réflexes. Voici l'une des expériences que j'ai faites pour déterminer sa toxicité :

On injecte sous la peau de l'aile à un oiseau [briquet] O^^OOl? d'hydrocollidine à l'état de chlorhydrate neutre. Deux minutes après l'injection, l'animal tombe sur le côté, se relève et s'agite, l'aile gauche étalée sur le sol. Après trois minutes encore, il s'afïaisse sur le poitrail, mais sans paraître essoufflé. Au bout de sept minutes, il ne peut se tenir sur ses pattes qui sont comme paralysées. Il enlr'ouvre fréquemment le bec ; mais il garde toute son intelligence et peut encore se défendre. Ses pupilles sont normales. Cinquante-huit minutes après le début de l'injection, l'oiseau est mort. Le cœur est trouvé en diastole et plein de sang.

Si l'on injecte de plus grandes proportions de ce poison, l'animal est étourdi, stupide, vacillant sur ses pattes, pris de vomissements et de tremblements, quelquefois de contractions tétaniques. Il meurt avec le coeur en diastole, gorgé de sang.

Dihydrohuidine C 1 1 " Az.

La dihydrolutidine fut découverte par MM. A. Gautier et L. Mourgues dans les huiles de foie de morue blondes et

MONAMINES AUOMATIQUKS NON OXYGÉNÉEfS.

brunes. Elle n'existe pas dans les huiles blanches ou vertes'. Elle est accompagnée de butylamine, d'amy lamine, d'hexylamine , de morhuine et de deux bases nouvelles que j'ai découvertes depuis, la nicomorhuine et l'oyxcollidine, dont nous parlerons en leur lieu. La dihydrolulidine est la base aromatique la plus importante de ces huiles médicinales. La partie des alcaloïdes qu'on en retire, bouillant de 198° à 200° sous la pression normale, est constituée par la dihydrolutidine , ainsi que le montrent les analyses suivantes faites sur la base libre :

Théorie pour

Page 1