Virchow's Arch. pathol., anat., 1880, t. GXV, p. /i
PTOMAÏNES OXYGÉNÉES —
SÉRIE NÉVIUNIQUE.
filtrant, traitant la solution par l'acétate de plomb qui précipite les matières mucilagineuses, refiltrant, évaporant, reprenant le résidu par l'alcool et faisant passer un peu de tPB pour chasser le plomb dissous. L'alcool évaporé, on reprend par l'eau et décolore à l'ébullition par le noir animal ; on filtre, on sature par du carbonate de soude, on acidifie par l'acide nitrique et précipite par l'acide phospliomolybdique. Le précipité qui se forme est décomposé en le chauffant avec de l'acétate neutre de plomb ; après filtration et traitement par H^S, pour enlever l'excès de plomb, on ajoute de l'acide chlorhydrique et on évapore à sec. Le résidu est repris par l'alcool absolu, qui sépare un peu de bétaïne insoluble, et la solution est précipitée par le chlorure mercurique alcoolique. Le chloromercurate est recristallisé dans l'eau bouillante ces cristaux décomposés par H^S, laissent le chlorhydrate de mytilotoxine.
C'est une base résineuse instable, d'odeur désagréable. Elle perd rapidement sa vénénosité à chaud, en liqueur alcaUne ou acide, et même à froid, quoique plus lentement (?) Elle est quaternaire, car elle dégage, lorsqu'on la distille avec la potasse, de la triméthylamine en grande quantité. Son chlorhydrate cristallise en tétraèdres et forme des précipités épais et huileux avec la plupart des réactifs alcaloïdiques. Son chloraurate fond à 182°; il est assez stable.
On ne connaît pas la constitution complète de cette base; mais étant donné le développement de .triméthylamine
2. C'est là un caractère très intéressant à rapprocher de celui qu'offrent beaucoup de toxines de nature complexe, véritables zymases que la chaleur modifie ou altère. Celte altérabilité rapproche ces bases animales des toxines zymasiques dont nous parlerons dans la II1« Partie de cet Ouvrage.
LES PTOMAÏJSES.
qu'occassionne la potasse et sa vénénosité qui la rapproche
de la muscarine, il est possible qu'elle réponde à la formule
, , /CH: CH.GPPfOH) .
de constitution (GH-')'Az^^jj qui eu lait un
dérivé de l'alcool acrylique. Peut-être est-ce plutôt la base
(GH')'Az^qjj\GO'H qui est un dérivé méthylé de la
bétaïne. Elle semble, comme celte dernière, faire partie dans les moules vénéneuses, de la constitution d'une lécithine spéciale.
La mytilotoxine est extrêmement toxique; les moindres traces de son chlorhydrate produisent tous les désordres de l'empoisonnement par les moules : Agacement des dents, fourmillements dans les pieds et les mains ; sentiment d'oppression ; excitation rappelant l'ébriété ; pouls à 90° ; rougeurs de la peau comme dans la rougeole; vertiges; dilatation des pupilles, sans trouble de la vue ; mouvements convulsifs des mains; faiblesse des membres inférieurs; refroidissement général ; angoisse, dyspnée, perte de connaissance pouvant aller jusqu'à la mort. A l'autopsie, congestion des vaisseaux de l'épiploon, comme dans l'entérite ; cœur ramolli, rate très volumineuse, foie tacheté, vaisseaux des reins gorgés de sang, congestion du cerveau.
Six à sept moules vénéneuses suffisent pour empoisonner mortellement un homme adulte.
G'est dans le foie de la moule que paraît résider le poison; d'après Schmidlmann, la moule elle-même deviendrait toxique à la suite d'une maladie spéciale, probablement microbienne et communicable.
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SÉRIE NÉVRINIQUB.
Mydatoxine G'^H'^'AzO'.
Celle base qui paraît se rattacher à la précédente comme un aldéhyde se rattache à son alcool, a été trouvée par Brieger dans la chair de chevaux restée longtemps en putréfaction, et dans les cadavres humains abandonnés plusieurs mois entre 9° et 15°. Elle est accompagnée d'une autre base CH^AzO^ dont on parlera plus loin, ainsi que de cadavérine et de putrescine précipitées ensemble au sein de l'alcool à l'état de chloromercurates. En faisant cristalliser dans l'eau ce précipité, le chloromercurale de cadavérine peu soluble se sépare. On enlève le mercure à la liqueur par ffS, on évapore et reprend par l'alcool absolu qui laisse le chlorhydrate de putrescine insoluble. On chasse l'alcool, et l'on précipite la mydatoxine à l'état de chloroaurate. Le traitement de ce précipité par l'hydrogène sulfuré donne le chlorhydrate.
La base libre s'obtient en laissant ce chlorhydrate au contact de l'oxyde d'argent humide. C'est un sirop alcalin, solidifiable en lamelles quand on le sèche dans le vide, insoluble dans l'alcool et dans l'élher, indistillable.
Le chlorhydrate de mydatoxine est déliquescent. Le chloroplatinate (G*H"AzO^ HCl)'PtGl% en petites lamelles, est soluble dans l'eau et fusible vers 193° en se décomposant'. Son chloraiirate et son chloromerciirate sont solubles. La mydatoxine réduit rapidement les sels ferriques et donne du bleu de Prusse.
1. Ce chloroplatinate serait, pensons-nous, (C8H"AzOCl)*PlCl^ car la mydatoxine est une base quaternaire.
LES PTOMAÏNES
La mydatoxine répond peut-être à une formule de constitution qui la rapprocherait singulièrement de la mytilotoxine dont elle serait l'aldéhyde :
Mydaloxine Mylilotoxine
La mydatoxine est médiocrement toxique. Quelque temps après l'injection de ce poison, les souris sont prises de convulsions, de larmoiement, de diarrhée, de dyspnée. Leurs yeux roulent dans les orbites. La mort arrive rapidement.
La mydatoxine est isomère d'une autre base trouvée à coté de la tétanine et qui n'est que très peu toxique.
Gadinine G'H^'AzO^ et Méthylgadinine G^ir^AzO^
Ges deux bases, dont les formulés paraissent répondre à celles d'homologues de la mytilotoxine, ont été retirées par Brieger des produits de la putréfaction du poisson et particulièrement de la morue. Elles accompagnent l'éthylidènediamine et la muscarine. La gadinine se concentre dans les eaux mères des chloroplatinates les plus solubles. Son chloroplatinate se dépose sous forme de paillettes jaunes d'or après qu'on a retiré le sel correspondant de muscarine (v. p. 130). Une fois séparé, le chloroplatinate de gadinine ne se redissout plus qu'assez difficilement. Il fond à 214°.
En traitant à chaud le chloroplatinate de gadinine par l'hydrogène sulfuré, on obtient le chlorhydrate correspondant, G'est un sel formé de grosses aiguilles incolores, très solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool. Il ne paraît
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— SÉRIE NÉVRINIQUE.
pas se combiner au chlorure d'or; mais il forme des combinaisons doubles et cristallisées, peu solubles, avec les acides pliospholungsliques, phospliomolybdiques et picriques.
Getle substance n'est pas douée de propriétés toxiques sensibles. Elle paraît isomère de la tiphotoxine et d'une autre base dont on parlera tout à l'heure.
La méthylgadinine 0*11" AzO^ (?) a été rencontrée par Brieger à côté de la mydatoxine dans la chair de cheval putréfiée. Elle est tétanisante à dose assez élevée et arrête le cœur en diastole.
Base innommée G'H"AzO^
Cet isomère de la gadinine et de la tiphotoxine a été retiré par Brieger de la chair de cheval longuement putréfiée ainsi que des cadavres humains. Elle accompagne la mydatoxine. La solution alcoolique de son chlorhydrate précipite par le sublimé.
Ce chlorhydrate cristallise eu fines aiguilles insolubles dans l'alcool fort. Le chloroaurate dimorphe, fusible à 176°, répond à la formule (C^H"AzOSHGl) AuGP.
Cette substance jouit d'une très faible réaction acide, mais elle ne semble pas répondre à la constitution d'un acide amidé ni s'unir aux bases avec quelque fixité. Elle ne donne pas la coloration rouge de Hoffmeister avec Fe'Cl*, réaction caractéristique des acides amidés. Elle précipite à chaud, par l'acétate de cuivre, des flocons amorphes insolubles. Elle ne s'unit ni à l'oxyde d'argent, ni à celui de cuivre.
Une base de même composition, peut-être identique à la précédente, a été retirée par Bagurasky et Stadthagen, en
LES PTOMAÏNES
1890, de la chair du cheval soumise trente-cinq jours à l'action du bacille de Finkler-Prior retiré des selles du choléra infantile.
La base de Brieger G''H'''AzO" jouit des propriétés physiologiques du curare : Les pupilles se contractent d'abord, puis se dilatent ; le cœur s'affaiblit; l'animal meurt, cet organe en diastole, après avoir été pris de tremblements et de convulsions, avec émission d'urines et de salive.
CHAPITEE SIXIÈME bis
Ptomaïnes oxygénées aromatiques ou de constitution
inconnue.
I^es tyrosamines, la mydinc, les bases de G. Pouchet, la mydaléïne, la lysine, la mohniamine , appartiennent au groupe des ptomaïnes oxygénées à noyaux cycliques.
Tyrosamines : ClPAzO; CH'^AzO et C°H'^\zO.
J'ai trouvé ces trois bases homologues à côté de plusieurs autres, l'amylamine, l'hydrolutidine, la nicomorhuine, etc., dans les foies de morues conservés en tonneaux pour en extraire l'huile. J'ai dit plus haut (p. 108) que la totalité des
l'TOyiAÏiSIOS OXVOKMiliS A HO.M A l lnUKS.
plomaïnes issues de celle fermeiilalion se sépare en deux parlies, l'une soluble, l'aulre insoluble dans l'éllier. La parlie insoluble esl mise en digestion avec de l'alcool amylique et Irailée par un courant d'acide carbonique i^ui précipite du carbonate de potasse, et certaines bases, tandis que d'autres, en particulier les tyrosamines, restent en solution. On les extrait de l'alcool amylique par lavages à l'acide sulfurique très alfaibli d'eau. A la solution aqueuse, on enlève cet acide par de la baryte, on concentre à sirop, on ajoute de l'eau et l'on fait bouillir ; il se dépose une matière brune (qui m'a paru être de l'acide morhuique), et du jour au lendemain la liqueur laisse se séparer d'abondants cristaux.
On les redissout dans l'eau et on les sépare par fractionnements en deux bases principales répondant aux formules C^H^AzO et G^Pr'AzO, celle-ci étant prépondérante. A côté de ces deux ptomaïnes, on trouve dans leurs eaux mères, un troisième homologue C° H'''' AzO.
Ces bases ont entre elles la plus grande analogie. La première fond vers 140°, la dernière vers 160°. Elles ont de la tendance à s'unir molécule à molécule : le composé (ou le mélange) G'H" AzO, G^Pl'^AzO, fond à 156°. Elles forment des lamelles ou des aiguilles incolores, volalitisables entre 200 et 240° avec une légère décomposition. Elles sont fort peu solubles à froid, assez solubles à chaud, d'une odeur légère et douceâtre, non ammoniacale, d'une saveur un peu amère, très alcalines. Avec les sels ferriques et le cyanure rouge très étendus elles donnent du bleu de Prusse.
En examinant avec attention les jjrupriétés de la plus abondante de ces bases G*H"AzO j'ai reconnu que cette substance dérive de la tyrosine par perte de GO". En effet,
LES PTOMA.ÏNES.
par le réaclif de Millon cet alcaloïde (et ses homologues) précipite abondamment; si l'on chauffe on obtient, môme avec des traces, une belle coloration rouge foncée. Par le chlorure d'or en solution étendue il se fait un louche, et si l'on ajoute une goutte d'acide formique étendu, on obtient une coloration violette ou vineuse très riche. Les sels de ces bases en solution neutre colorent en violet sale les sels ferriques. L'eau de brôme oxyde d'abord ces corps, puis précipite un bromophénol jaune abondant. Les oxydants ménagés donnent de l'acide paraoxybenzoïque. On ne saurait donc douter de la constitution de ces corps et de leurs rapports avec la tyrosine, et avec des tyrosines homologues qui ont été jusqu'ici certainement confondues avec la tyrosine ordinaire. Ces bases en proviennent par perte de GO^ Cette origine, leur homologie, et leur caractère fortement basique m'ont fait donner à cette remarquable famille de corps homologues le nom de tijrosamines. La plus abondante G^H"AzO est la paroxyphényl-
éthylamine CMI'* . ^ Elle se dissout dans
\ CH^ • CII • Az HM/,)
90 à 100 parties d'eau environ à 15°. Ses sels sont amers.
Son chlorhydrate Cir'AzO, H Cl, formé de paillettes et
d'aiguilles, est neutre, non hygrométrique, aussi bien que
son sulfate. Son chloroplatinate jaune d'or assez soluble
répond à la formule (G«H" AzO, HGiy^PtCr.
Les sels de ces bases ne sont que peu ou pas vénéneux.
Mijdine G'ir'AzO.
La mydine isomère de la tyrosamine précédente, G" H'^ Az 0 a été trouvée par Brieger dans les produits basiques de la
PTOMAÏNKS OXYOKNKKS AUOMATIQUKS.
pulréfaclioii des cadavres humains, et dans les cultures du bacille typhique sur sérum peplonisé. C'est une base alcaline, d'odeur ammoniacale, à propriétés très réductrices, décomposable par distillation. Bon chlorJiydrale cristallisé réduit les sels ferriques et donne du bleu de Prusse. Son chloi-oplatinnte est très soluble; son picrate fond à 19o°. La mydine n'est pas Toxique.
L'oxyphénylélhylamine et la mydine sont isomères de l'éthylamidophénol (fusible à 107°) et de l'oxéthylènephénylamine.
Mohruamine G'* H-"Az- 0'.
Nous venons de voir comment, de l'ensemble des alcaloïdes formés durant la fermentation hépatique qui donne l'huile de foie de morue, l'acide carbonique précipite, de l'alcool amylique qui les avait dissoutes, certaines bases insolubles dans l'éther, mais solubles dans cet alcool. Parmi les ptomaïnes ainsi précipitables de l'alcool am^dique par un courant d'acide carbonique, on rencontre une substance qui, après purification, décoloration par le noir, évaporation dans le vide, reprise par le minimum d'alcool, et agitation avec de l'éther, se redissout dans cet éther légèrement alcoolique dont elle cristallise peu à peu.
C'est une base solide très hygrométrique, très alcaline, i'une odeur légèrement spermatique et ammoniacale, s'altérant et se volatilisant en partie lorsqu'on veut la sécher à 110°. Elle forme un chlorhydrate cristallisé et un chloroplatinate soluble. Elle répond à la formule C'*Ii-°Az^O% qui paraît la lier aux tyrosamines précédentes.
LES PTOMAÏNES. 143
Lysine Ctr'^Az^O'
La lysine qui paraît un homologue de l'ornilhine C'H'^Az^O^ / ^2 IF
ouGO'H.G'H'v a été trouvée d'abord par Drechsel
\ AzIP
parmi les produits du dédoublement de la gélatine et de la caséine par l'acide chlorhydrique en présence de chlorure de zinc. Elle a été depuis reconnue par Drechsel et Hédin parmi les produits de la fermentation pancréatique. Elle répond à la formule de l'acide ^diamidocaproïque et forme deux chlorhydrates à une et à deux molécules H Cl. Ils permettent, quoique difficilement et en solutions alcooliques concentrées, d'obtenir un chloroplatinate cristallisé en fines aiguilles jaunes, difficilement cristallisables, souvent huileuses. La lysine précipite en liqueur acide par l'acide phosphotungs tique.
Cette base, à l'état liijre, dissout l'oxyde de cuivre en présence de la soude; la liqueur devient violette (Réaction du biuret). Chauffée à 120° avec de la baryte et de l'eau, la lysine donne beaucoup d'acide carbonique, et sans doute, une diamide telle que la cadavérine C^ ff" (Az H^)^ ou un isomère.
Bases innommées de G. Pouchet G'H'^Az'O^ et C'H'^AzO^
La première de ces bases a été signalée par M. G. Pouchet dans la partie dialysable des urines : on précipite l'urine par le tanin en excès, et l'on décompose le tannate précipité par de l'hydrate de plomb en présence d'alcool fort; on évapore l'alcool, et l'on soumet le résidu, repris par l'eau, à la dialyse : la base GUï'^Az'O' ou peut-être G'H"Az*0' passe à travers le dialyseur.
144 PTOiMAÏNES OXYGÉNÉES DE CONSTITUTION INCONNUE.
C'est une substance formée de cristaux fasiformes groupés en sphérules irrégulières, soluble dans l'alcool faible, presque insoluble dans l'alcool concentré, insoluble dans l'éther, à réaction très faiblement alcaline. Son chloroplatinate est en prismes orthorhombiques jaune d'or, déliquescents.
Après concentration, la partie non dialysable des urines est sirupeuse, neutre aux réactifs colorés, incristallisable. Elle fournit, lorsqu'on la traite par les réactifs généraux des alcaloïdes, la plupart de leurs réactions. L'acide chlorhydrique résinifie cet extrait, et le chlorure de platine paraît l'oxyder sans y former de chloroplatinate. Elle répondrait d'une façon très approchée à la formule G' H' Az 0^ ou plutôt à un polymère.
Autres bases de G. Pouchet G" W Az" 0* et G' H»« Az" 0^
Ces alcaloïdes ont été retirés des eaux résiduaires du traitement par l'acide sulfurique des débris d'os et de viande. Quand on a procédé à leur extraction par les méthodes ordinaires, on peut les précipiter par le tanin, comme les bases précédentes, et après décomposition du tannate par l'hydrate de plomb, reprendre par l'alcool et soumettre à la dialyse. La partie dialysable, convenablement traitée, donne avec , le chlorure de platine des chloroplatinates solubles mais qu'on peut précipiter par un mélange d'alcool et d'éther. L'un de ces chloroplatinates, cristallisable en aiguilles prismatiques, insoluble dans l'alcool fort, répond à la formule (G' H'« Az" 0% H Gif Pt Gl\ L'autre, assez soluble dans l'alcool, peut en être séparé par l'éther sous forme d'une poudre jaune sale. Il paraît avoir la formule (G»H'*Az"OSHGl)''PtGl*.
LES PTOMAÏNES
De ces chloroplatinales, on sépare les chlorhydrates grâce à l'hydrogène sulfuré.
La ptomaïne G'H"'Az-0' est formée de prismes microscopiques gros et courts qui brunissent à la lumière.
La base C'Pr^Az'O* se présente en aiguilles déliées, groupées en faisceaux. Elle est moins altérable que la précédente.
Ces deux composés sont toxiques. Les grenouilles sont tuées rapidement : elles présentent de la torpeur, de la paralysie avec abolition des mouvements réflexes. Après la mort, le cœur reste en systole ^
Base de Gnareschi G'Mr'Az^O*.
Cette substance accompagnait l'alcaloïde G'°H'*Az dont on a parlé p. 103, dans la fibrine mise à putréfier durant plusieurs mois. Elle avait été extraite directement de la liqueur alcalinisée par la baryte, grâce à une longue agitation de cette solution avec le chloroforme dans lequel cette base est très peu soluble.
Elle cristallise en lamelles brillantes, qui se dissolvent dans l'eau et dans l'alcool, fusibles à 248''-2o0°. Sa solution aqueuse est neutre ou à peine légèrement acide.
Par les réactifs généraux, elle donne toutes les réactions des alcaloïdes. Elle se décompose vers 280° en dégageant des gaz irritants à peine alcalins. Chauffée avec de la chaux, elle dégage une base volatile et liquide. Ces propriétés paraissent en faire l'acide amidé C«Pr(GOn^)'(AzHy.