I. — xiClDES AMIDÉS
Les acides amidés, aptes à jouer le rôle de bases faibles, qu'on a trouvés dans les produits de fermentation bactérienne des matières animales, sont assez nombreux. Parmi ceux à chaînes ouvertes, citons le glycocolle, la hutalanine, Vacide oxyamidobutyrique, l'acide o-amidovalérique , la leucine, Vacide amidostéarique , etc. Parmi les corps à chaînes fermées, la lyrosine, Vacide phénylamidopi'opionique, Vacide scatolamidoacétique , Vacide innomé G**rr"Az^O\ Presque tous ces corps étaient connus avant la découverte des ptomaïnes et l'on en trouve la description dans la plupart des auteurs. Nous nous bornerons donc ici à indiquer pour chacun d'eux les conditions oii ils se forment et leurs propriétés physiologiques.
(fl) Acides amidés à radicaux gras.
Le glycocolle C2H^(AzH^)02 ou acide amidoacétique a été trouvé dans la bile fermentée, la moule comestible, certaines urines, la viande, etc. Nencki Ta signalé aussi parmi les produits de putréfaction de la gélatine et de l'élasline
AMINES ACIDES,
SOUS l'acliou du pancréas. Il donne avec les acides minéraux des sels cristallisés tels que (C''H*AzO*)''HGl. Il est inoffensif.
La bvtalanine G" H" Az 0^ ou acide amidovalérique (AzH2).G*H«-C0'H a été signalée dans les produits de la digestion pancréatique et dans le pancréas lui-môme ainsi que dans la levure de bière [Gorup-Bésanez). Dans ces cas, il est accompagné de leucine. Il ressemble beaucoup à cette substance, mais il est moins soluble qu'elle dans l'eau et dans l'alcool. Son chlorhydrate G^H"AzOSHGl, insoluble dans l'éllier, très soluble dans l'eau, n'est pas précipité par le chlorure de platine. Ge corps n'est pas toxique.
V acide l-amidovalérique Az IP • G H» • G • G IP . G IP • G 0* II, homologue de la bu-talanine, fut trouvé par E. et H. Salkowski par les produits de dédoublement de l'albumine par les bactéries.
G'est une substance cristalline, assez soluble dans l'eau, un peu soluble dans l'alcool, mais non dans l'éther. Elle fond à 156°. Son chlorhydrate G^H^AzOSllGl forme des cristaux étoilés non déliquescents. Sou chloroplatiiiate est en cristaux jaunes. On a démontré que ce corps répondait bien à la formule de l'acide S-amidovalérique ' .
Gette aminé acide paraît accompagnée de son homologue supérieur G'H'^AzO^ (l'un des acides amidoœnanthylique, probablement le normal AzH2.(GH2)«.G02H.
La leucine G^H'^AzO' ou AzH'-G^'H'o.GO^H (acide amidocaproïque) a été signalée dans presque tous les produits de putréfaction (viande, fromage, fibrine, albumine, etc.) aussi bien que dans les matières dérivées du dédoublement
1, Gabriel et Asghau, Berichte, Chem. Gesell., t. XVI, p. 1191.
LES PTOMAÏNES
des albuminoïdes pendant la digestion gastrique et intestinale où elle est accompagnée le plus souvent par la tyrosine, dans la levure, dans les cultures du charbon. On la trouve encore dans les glandes salivaires et thyroïdes, le thymus, les ganglions lymphatiques, etc. On l'a constatée dans le sang leucémique, dans celui des veines porte et sushépatique au cours des affections du foie , dans le pus. On l'a signalée enfin chez beaucoup d'animaux inférieurs.
Son chlorhydrate ne précipite ni le chlorure de platine, ni l'acide phosphomolybdique. Il est inoffensif.
V acide amidostéarique G^* H^''(Az H^) 0^ a été trouvé par MM. A. Gautier et Etard dans les produits de fermentation bactérienne des chairs de mammifères Il y est contenu à l'état de sel de chaux formant des paillettes légères, nacrées, brillantes qui, décomposées par l'acide chlorhydrique, donnent l'acide amidostéarique lui-même. C'est un corps insoluble dans l'eau à laquelle il surnage lorsqu'il est fondu. Il est très soluble dans l'alcool chaud, peu soluble à froid. Il cristallise en mamelons hérissés d'aiguilles. Il fond à 63°. Chauffé vers 140°, il paraît perdre une molécule d'eau et donner l'anhydride C'^IPx^zO.
On trouve encore dans les produits de la putréfaction d'autres leucines ainsi que des leiicéines r/H-""'AzO- complexes^ Dans le cas de la viande de poisson ou de bœuf, lorsque après distillation, on épuise par l'élher les matières résiduelles, on obtient une substance nacrée mécaniquement entraînée grâce à sa légèreté, substance qui cristallise aisé-