Compt. rend. Acad. sciences, t. XCVII, p
2. Voir A. Gautier et Étard, C. Rend. Acad. se, t. XCVII, p. 266.
loO
AMINKS ACIDES.
ment de l'alcool chaud. Elle est insoluble dans l'eau et dans les acides. C'est encore un acide amidé que dissout la potasse et qui répond à la formule G*H^"Az^O^ Fondu avec les alcalis, ce corps dégage de l'ammoniaque et donne un mélange de caprylate, caproate et acétate alcalins.
Mais la majeure partie des leucines et leucéines contenues dans les produits de fermentations bactériennes se trouvent dans la solution alcoolique qu'on obtient après épuisement du résidu sec par l'étlier. Cette solution dans l'alcool étant évaporée, donne, lorsqu'on la traite par les acides minéraux, divers acides gras, de l'acide butyrique entre autres, en grande quantité. La liqueur aqueuse d'où ces acides se séparent, étant fortement concentrée et reprise par l'alcool bouillant, laisse se déposer par refroidissement du dissolvant les leucines et leucéines, en particulier celles en C* et C*. Dans le cas de la viande de poisson on obtient surtout une substance blanche, solubledans l'eau, douceâtre, crislallisanten lamelles rhombiques assez facilement sublimables, répondant à la formule C''H-''Az^O^ Cette substance, par ses propriétés et sa composition, se comporte comme l'hydrate d'une glucoprotéïne C"H-^Az-0'* que M, Schutzenberger a retirée des produits d'hydratation de l'albumine par la baryte.
Le corps C"H-'^Az'-0^ paraît se conduire comme un acide amidé. Il se dissout dans les alcalis faibles. Fondu avec la potasse très concentrée, il donne, avec dégagement d'hydrogène et d'ammoniaque, des carbonates, butyrale et valérate potassiques. Distillé avec du sable au bain d'huile, vers 280% ce composé Cff^Az-O^ fournit une amylamine bouillant à 92°-93''. Elle se forme probablement d'après l'équation Qu JJ26 0' = C* H" Az-^G' H" Az 0^ + CO^ + - JP 0 .
Amylamine Leucéiiie
LKS PTOMAÏNES.
J'ai observé la formation d'un acide oxijamidobutyrique , ou du moins répondant à la formule C'tFAzO^ dans les produits qui naissent de la fermentation oléogène des foies de morue'. Lorsqu'on reprend par l'éther l'ensemble des bases formées dans ces conditions, ce dissolvant laisse du jour au lendemain se déposer contre les parois du vase des cristaux d'un corps soluble à chaud dans l'eau dont il cristallise parfaitement. Ce composé ne précipite, pas plus que la leucine, ni par le réactif de Bouchardat, ni par l'acide phosphomolybdique. Il est neutre aux papiers. Son chloroplatinate est très difficile à obtenir. Il cristallise en lamelles, légèrement jaunâtres, fusibles, après dessiccation à 156". Il se volatilise en grande partie après fusion sans se décomposer. Son goût est amer.
Ce corps parait assez toxique; mais je n'ai pu pousser assez loin mes expériences dans ce sens.
(b). Acides aniidés à noyaux cycliques.
Tyrosine. — Je ne dirai presque rien ici de la tyrosine
C'H"AzO^ ou acide paroxyphényl-a-amidopropionique
/(CPP.CH-AzH^.CO^Ii),. ^ , C H x^^Qjj ^ trouve dans tous les
produits de putréfaction. Elle accompagne la leucine dans la rate, le pancréas, le foie, le sang des veines sus-hépatiques. Elle a été signalée aussi chez les arthropodes et les cochenilles.
1. Voir aussi sur la formation d'un autre acide azoté au cours de la putréfaction de la viaude A. Gautier et Etard, Compt. Rend. Acad.,sc., t. XCVII, p. 327. Il répond à la formule CH'^AzO^. C'est un acide trè.s rapproché des acides aspartique et glutaaiique.