‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 45 sur 213 · Comp. rend., t. GXIV, p · texte numérisé non relu

Comp. rend., t. GXIV, p

Lies PTOMAÏNIÎS.

acides phospliomolybdiquc, picrique et lanniqiie. Griffilhs lui assigne la formule CPP^AzO" qui est inexacte \

Le bacille que Afânassiefï' a trouvé dans les crachats de la coqueluche, lorsqu'on le cultive sur plaques de gélatine, y forme de petites colonies brunâtres qui sécrètent la même ptomaïne.

Ptnmaïnes de la fu-vre typhoïde. — Des cultures pures du bacille d'Eberth, Brieger retira, par sa méthode au chlorure mercurique déjà décrite, une base très alcaline, la typhotoxine C''H"AzO^ isomère de la gadinine qu'il avait trouvée dans les chairs de cheval ou de morue putréfiées. La typhotoxine est très alcaline. Son chlorhydrate est cristallisé. Son sel d'or fond à 176°. Le chlorhydrate de typhotoxine donne avec les acides phosphotungstique et phosphomolybdique des précipités blancs ou jaunâtres; avec l'acide picrique un picrate peu s'oluble; avec les iodures mercuricopotassique ou cadmio-potassique, des gouttes oléagineuses qui ne précipitent pas; avec le tanin un précipité jaunâtre. Le sel de platine de cette base est très soluble; son sel d'or est insoluble.

La typhotoxine est extrêmement vénéneuse : chez les cobayes la salivation et les mouvements respiratoires sont d'abord exagérés; les muscles des extrémités et du tronc sont dans l'impossibilité de se contracter, sans qu'il y ait cependant paralysie. L'animal tombe; s'il veut se relever il glisse sur le sol à chaque tentative; sa tête se rejette en arrière; ses pupilles sont dilatées, insensibles à la lumière;

1. Cette i'orraule est, en effet, plus que saturée. La formule théoriquement la plus riche possible en /lydrogène pour ces proportions de C, Az el 0 serait C^H^AzO^.

IHO PÏO.MAÏNKS DES imiNICS MOUHIDKS.

il n'y a pas de convulsions, môme par des excilatious provoquées. La diminution progressive des batlemenls ■cardiaques el des évacuations diarrhéïques très abondantes amènent la mort; elle ne survient parfois que vingt-quatre ou quarante-huit heures après l'injection. Le cœur s'arrête toujours en systole; les poumons sont hyperliémiés; les viscères pâles et comme contractés.

En 1889, Vaughan retira des cultures de déjections typhoïques. une ])ase qu'il n'analysa pas et dont les sels crislallisables provoquaient chez les animaux la lièvre et le dévoiement, accompagnés quelquefois de légères hémorrhagies intestinales. Les chloromercurate et chloroplatinate de celle base sonl solubles dans l'eau. Le chlorhydrate l'est dans l'eau el dans l'alcool.

A côté de la lypholoxine, el dans les mômes cultures, Brieger a signalé aussi la mydine C^PP'AzO que nous avons déjà décrite.

Piomaine de l'érysipèle . — La plomaïne extraite par Grifliths* des urines des érysipélaleux est une substance blanche qui cristallise en lamelles orthorhombiques, solubles dans l'eau faiblement alcaline. Le chlorure de mercure donne avec elle un précipité floconneux; le chlorure de zinc forme avec son chlorhydrate un précipité grenu assez soluble à chaud, mais en se décomposant. Le picrate est jaune, à peine soluble. Le chlorure d'or précipite en jaune cette plomaïne. Elle répondrait à la formule G"H'^ AzO^ L'auteur l'a nommée én/sipéline.

Cette base est très toxique. Elle produit une forte fièvre

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