‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 85 sur 213 · MonU. scient, de Quesneville, \88'i, p · texte numérisé non relu

MonU. scient, de Quesneville, \88'i, p

LKS LKl'COMAÏNES.

plalinatc conduit à l'une ou l'autre des formules GMl^'Az'O^ ou CMr*Az''0-.

A l'époque où je publiais mes premières recherches sur les alcaloïdes des tissus normaux, M. Bouchard reprenant à son tour la question du poison des urines' arrivait aussi à cette conclusion que celte excrétion contient, môme à l'état normal, des produits alcaloïdiques. Il résumait son Mémoire dans les conclusions suivantes :

« Il existe à l'état normal des alcaloïdes dans le corps des individus vivants.

« Ces alcaloïdes sont fabriqués dans le tube digestif et sont vraisemblablement élaborés par des organismes végétaux, agents de la putréfaction intestinale.

« Les alcaloïdes des urines ne sont qu'une partie des alcaloïdes de l'intestin, absorbés à sa surface et éliminés par les reins.

« Les maladies qui augmentent la putréfaction intestinale augmentent par ce procédé les alcaloïdes de l'urine.

« Tout en considérant comme probable que les sels alcaloïdes peuvent, dans certaines maladies infectieuses, avoir pour origine les microbes répandus dans les tissus ou dans les tumeurs, il paraît certain que dans la fièvre typhoïde une partie des alcaloïdes urinaires, au moins, soit de provenance intestinale. »

Aujourd'hui nous savons, par mes recherches sur les alcaloïdes normaux de l'organisme, recherches déjà en partie faites avant celles que je viens de mentionner, que ces conclusions sont trop étroites, et que les leucomaïnes se forment dans toute cellule qui vit et fonctionne, et sans qu'intervienne dans les tissus aucun microbe. Tout

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