Compt. rend. Soc. biologie, 18 mars
2. Un ferment semblable a été trouvé dans les plantes et les tissus animaux par MM. Rohmann et Spitzer. Il produit de l'indophénol en présence du naphtol et de la paraphénylènediamine en solution sodique.
3. Archives de physiologie norm. et palhol., janvier 1893, p. 193, et Mémoires de la Soc. biolog*., 1892, p. 53.
4. Depuis les observations de Jacquet, 0. Bertrand a séparé du latex de l'arbre à laque du Japon, et d'un grand nombre d'autres végétaux, un ferment auquel il a donné le nom de laccase. Il jouit de la propriété d'oxj'der rapidement les corps organiques, en particulier les phénols (Voir C. rend. Acad. sciences, t. CXX, p. 266). Ces ferments d'oxydation jouent donc certainement un rôle important dans les deux règnes (Voir encore à ce sujet Martinaud, ibid., t. GXXI, p. 502).
LES TOXINKS.
les broie avec du soufre en poudre. Ces mêmes lissus absorbent aussi très avidement l'oxygène. Il a donné le nom de phiiothion klo. substance (ou au groupe de substances) douée de ces propriétés. On peut séparer le pliilotliion de la levure de bière, de la chair musculaire, etc., à l'état encore impur, il est vrai, f/rclce à m solubilité dans l'alcool étendu dont le précipite l'alcool concentré. Le pliilotliion PiH^ contiendrait, d'après M. de Rey Pailliade, deux atomes d'hydrogène spéciaux très instables, ceux que le soufre enlève à l'état d'hydrogène sulfuré; en s'oxydant, le philolliion PilP perdrait ces deux atomes d'hydrogène pour donner le radical, ou philothion actif capable en décomposant l'eau de redonner le ])hiIothion blanc ou complet Pill^ et de Voxyycne naissatit et cette réaction se reproduirait ainsi indéhniment ; de sorte que ce philothion, ou les corps analogues, seraient des espèces de ferments d'oxydation iudirecte^
Nous verrons dans le paragraphe suivant que les sucs extraits des organes sains et le sérum normal, jouissent de la singulière propriété de détruire ou de diminuer considérablement l'activité toxique des virus. Le professeur Poehl, de Saint-Pétersbourg, pense qu'ils doivent en grande partie cette propriété à la présence d'une substance faiblement basique, la spermine, rencontrée d'abord par Schreiner dans le sperme des mammifères, mais dont M. Poehl a démontré la présence dans la plupart des sucs d'organes, et tout parliculièrement dans les glandes lymphoïdes, le sang, et sur-
1. De Rey Pailhade, C. Rend. Aead. sciences, t. GVI, p. 1683; t. GVII, p. /j3; l. CVIII, p. 356. Nous ne donnons que sous réserves celle Ihéorie du philothion qui rappelle, jusqu'à un certain point, celle de Hoppc Seyler, ou même celle de Lœw sur la constitution de la matière protoplasmiquc à l'état vivant (Voir mon Cours de chimie, Iri: édition, 1. 111, p. 701.