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CHAPITRE VII

Résumé des effets physiologiques déterminés par les produits solubles du Bacillus heminecrobiophilus,

En parcourant avec attention les expériences faites avec les produits solubles du bacillus heminecrobiophilus , il est aisé de se convaincre des nombreuses affinités qui les relient avec la pneumobacilline. Ces produits exercent sur les grandes fonctions une action très analogue, soit immédiatement, soit consécutivement.

Dans les trois observations que nous présentons, nous avons toujours vu une première injection de bouillon stérilisé, dans lequel ont végété des colonies du bacillus heminecrobiophilus, provoquer une chute brusque et considérable de pression. Le manomètre de 152 millimètres est descendu aux niveaux inférieurs de 88 millimètres, 48 millimètres, 38 millimètres. En même temps le pouls se modifiait, mais un peu difléremment suivant les sujets.

Chez l’agneau, à mesure que l’hypotension se manifestait le nombre de pulsations diminuait de fréquence. Dans l’expérience III, au contraire, où nous opérions sur le chien, les phénomènes cardiaques étaient semblables à ceux relatés avec la pneumobacilline : le pouls s’accélérait en raison directe de la baisse de pression. Cet état d’hypotension et de trouble des pulsations se maintenait pendant une durée variant de 2 à 5 minutes, puis peu à peu tout rentrait dans l’ordre.

A ce moment, des doses nouvelles de 8, 15, 32 centimètres cubes de bouillon toxique peuvent être injectées, sans modifier en rien les fonctions. Chaque injection partielle ou totale, consécutive à la première, ne détermine aucun trouble apparent de la pression et du pouls. C’est l’exacte reproduction du phénomène d’accoutumance observé avec la pneumobacilline.

Donc, l’injection d’une première dose de produits solubles de bacillus heminecrobiophilus provoque des modifications graves des grandes fonctions, les injections ultérieures ne font plus rien, du moins immédiatement.

Après un laps de temps plus ou moins long, quels phémènes voyons-nous survenir ?

Dans l’expérience I, nous remarquons qu’après l’introduction d’une nouvelle dose de produits toxiques, des manifestations se produisent; c’est surtout une tendance à l’hypotension, qui s’établit lentement. Malheureusement l’expérience, n’étant pas faite à ce point de vue particulier, a été arrêtée presque de suite.

Ce qui nous permet de supposer que les troubles ont du être considérables, c’est que l’animal est mort.

Le chien de l’expérience II a montré lui aussi une

hypotension lente, progressive, s’installant au bout de quelque temps, après une période silencieuse, et une dose de 15 centimètres cubes.

Quant au sujet observé dans l’expérience III, nous l’avons suivi pendant plusieurs heures, enregistrant avec soin les modifications qui semblaient survenir du côté des grandes fonctions. Nous avons constaté que 3 heures après la première injection de 2 cc. 5 de produits solubles, l’animal, ayant reçu en plusieurs fois une quantité totale de 32 cc. 5 de toxine, présentait des phénomènes intéressants.

La pression ne montrait plus de chute brusque, mais elle baissait lentement, progressivement, presque sans oscillations, de manière à atteindre le niveau de 110 millimètres. Le pouls a été en s’affaiblissant constamment.

Des troubles sécrétoires portant sur les glandes salivaires et intestinales se sont montrés pendant l’expérience; de même qu’avec la pneumobacilline les animaux paraissaient, après l’introduction du poison, plongés dans une somnolence analogue à celle produite par les narcotiques, des nausées suivies d’efforts infructueux ou de vomissements étaient la règle.

Malheureusement, aucune autopsie ne nous a permis d’établir la nature des lésions déterminées dans l’organisme, par les produits solubles du bacillus heminecro biophilus.

De ceci, il semble résulter que ces substances ont sur l’économie, comme poison, une action très analogue à celle de la pneumobacilline, mais beaucoup moins énergique. L’intoxication, de même qu’avec les produits sécrétés par le bacillus liquefaciens bovis, revêt deux phases très nettes. Une première, immédiate suivant le

contact initial du poison avec le système nerveux, provoquant des troubles à grands fracas du côté des grandes fonctions. Ces phénomènes disparaissent en quelques minutes.

Une seconde période consécutive à l’introduction de nouvelles doses, provoquant, après une phase silencieuse plus ou moins marquée, des symptômes graves, et un peu différents de ceux primitivement observés. — Ges manifestations s’établissent lentement, progressivement, puis disparaissent peu à peu et le sujet revient à son état normal.

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