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A L’AIDE DES TRACTIONS RYTHMEES DE LA LANGUE

« Ce procédé — dit M. E. Mutelet, après en avoir rappelé la technique — peut être appliqué à tous les cas de mort apparente et, en particulier, aux cas de mort apparente des nouveau-nés.

Obs. XXX. — Je viens d’en faire l’essai sur un veau. Il y avait mort apparente après l’accouchement. Le nouveau-né ne respirait pas.

On avait déjà mis en jeu tous les moyens connus, sans aucun résultat, sans avoir déterminé un seul mouvement respiratoire. Le cœur battait encore faiblement.

C’est alors que j’ai pensé devoir recourir au procédé Laborde, si simple, si pratique et, en même temps, si supérieur aux autres.

La langue est saisie avec la main et attirée fortement au dehors et en avant (il ne faut pas craindre de la saisir avec force et de tirer hardiment sur elle).

Immédiatement, un hoquet énergique. Puis plus rien. Nouvelle traction ; nouveau hoquet. Et, après une courte série de tractions, les hoquets deviennent de plus en plus bruyants, puis la respiration s’établit, d’abord précipitée, et bientôt régulière.

Pour la production des premiers hoquets, il fallait manœuvrer énergiquement ; pour les suivants, une faible pression des doigts sur la partie libre de la langue, et même le simple contact de la main déterminaient une réaction brusque et violente.

Le nouveau procédé est tout simplement merveilleux. »

C’est à la suite de cette relation que je m’adressais à mes collègues les accoucheurs en ces termes :

« Qu'il me soit permis d’appeler l’attention de MM. les accoucheurs sur cette heureuse application, qu’ils peuvent avoir l’occasion de renouveler dans les cas fréquents, et parfois si rebelles, d’asphyxie du nouveau-né. »

Depuis ces premiers et heureux essais, qui ont ouvert la voie, les faits de cette nature se sont

multipliés à l’envi, pour ainsi dire, et c’est l’asphyxie du nouveau-nô qui a fourni, — comme on va le voir, — le plus fort contingent de succès à l'application du procédé de la langue; succès d’autant plus remarquables, qu’ils ont été obtenus, généralement, alors que tous les autres moyens habituellement en usage, même Y insufflation, ont été épuisés, et ont échoué, — les tractions linguales ne venant que comme ressource ultime, désespérée, et n’ayant été employée, parfois, comme l’ont sincèrement déclaré quelques confrères, sans foi ni confiance de leur part.

Il était d’un réel intérêt de colliger tous ces faits, jusqu’à présent connus, et de les rapprocher, non seulement pour l’affirmation incontestable de l’efficacité, hoi’S de pair, du procédé, mais aussi pour bien montrer les conditions diverses dans lesquelles sà mise en pratique semble être indiquée et devoir réussir.

Le 10 janvier 1892, notre honorable confrère (de Paris), M. le docteur Kristoyanaiu, communiquait à l’Académie de Médecine le fait suivant :

rappel a la vie par le procédé larorde d’un

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