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SCHEMA DU MECANISME DU PROCEDE DELA LANGUE

Schéma du mécanisme du Procédé de la langue

Montrant que la Traction de la langue , en agissant sur celle-ci, sur sa racine et sur ses attaches laryngées,

Agit en même temps sur les nerfs sensibles qu’elle contient et qui en partent :

Le nerf laryngé supérieur L. S. (qui envoie des ramascules à la base même de la langue);

Le GLOSSO-PHARYNGIEN G. P.;

Le LINGUAL L ;

Nerfs dont l’excitation ainsi provoquée est transmise au centre bulbaire et réfléchie en mouvement (réflexe respiratoire) par les nerfs moteurs :

(1) Le nerf phrénique; (2) les nerfs des muscles thoraciques ; (3) le nerf des muscles respiratoires de la face ou N. facial.

Ainsi sont mis en jeu, dans l’ordre de succession suivante :

(1) Le DIAPHRAGME ; (21 les muscles thoraciques; (3) les muscles respiratoires de la face.

(Couleur bleue : nerfs sensitifs; couleur rouge : nerfs moteurs ).

Excitation primitive transmise au centre bulbomyélitique par les nerfs sensibles, sur lesquels agissent les tractions de la langue, notamment et prédominemment les nerfs laryngés supérieurs et les expansions terminales trachéo-bronchiques des pneumogastriques; accessoirement les nerfs glossopharyngien et lingual.

Répercussion réflexe sur les nerfs moteurs res-

piratoires, et en particulier sur le phrénique , d’où le réveil des mouvements du diaphragme et, par eux, de la fonction respiratoire.

L’observation objective nous a montré, en effet, que c’est bien par le retour des contractions diaphragmatiques qu’agit tout d’abord la provocation par les tractions linguales ; car, dans toutes nos expériences se trouve signalé ce fait que les premiers mouvements s’aperçoivent vers le creux épigastrique, à la région abdominale supérieure, ou région diaphragmatique : très faibles, dès le début, et consistant en un simple soulèvement, ces mouvements s’accentuent progressivement; puis ils sont suivis du soulèvement concomitant de la paroi costo-thoracique , auparavant silencieuse ; et enfin, en dernier lieu, des mouvements respiratoires de la face, c’est-à-dire des narines, qui étaient- totalement abolis dans l’état de mort apparente, et qui se rétablissent les derniers ; en sorte que le branle est donné par le réveil du diaphragme, réveil annoncé par l’espèce de hoquet inspiratoire qui ne manque jamais dans le cas de rappel à la vie ; puis viennent et suivent les mouvements respiratoires du thorax, et enfin, en dernier lieu, ceux des ailes du nez : on est alors assuré de la revivescence de l’asphyxié.

Il n’est pas sans intérêt de rappeler que chez le nouveau-né qui accomplit sa première inspiration, c’est également par le fonctionnement du diaphragme que commence le phénomène, ainsi qu’en témoigne l’observation, faite depuis longtemps par les accoucheurs, des mouvements lé-

gers, superficiels, que l’on aperçoit vers le creux épigastrique, et qui s’accentuent progressivement, au fur et à mesure que s’établissent plus largement les contractions diaphragmatiques : cette observation a été faite surtout clans le cas de rappel à la vie par l’insufflation du nouveau-né en état d’asphyxie, et l’effet des tractions linguales a pu en fournir déjà de nouvelles et non moins favorables occasions.

Ainsi se trouve clairement déterminé, par l’analyse expérimentale, le mode d’action, le mécanisme des tractions systématisées de la langue dans le traitement de la mort apparente par asphyxie de toute origine ; et cette détermination, tout en apportant au procédé la consécration scientifique, fournit, en même temps, la raison palpable des résultats pratiques auxquels il doit nécessairement conduire, et justifie, par là, toute la confiance qu’il est permis de mettre en sa puissance et en son efficacité.

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