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AU DOCTEUR PLEINDOUX AINE

Oui, docteur, quand les saints terminent leur carrière,

Les ombres de leur mort sont pleines de lumière;

Et pour l'heureux témoin des maux qu'ils ont soufferts,

Souvent le voile tombe et les cieux sont ouverts.

Le merveilleux secours qui sort de leur souffrance

En désir enflammé change l'indifférence,

Et porte, d'un plein vol, sans lui dire pourquoi,

Une âme palpitante au soleil de la foi.

C'est l'effet d'un mystère et la raison s'atlaisse,

Mais à tous hardiment ta lettre le confesse.

* LIVP.K 1. 3:

Je rends grâces à Dion qne le respoel hnmain N'ait pas, en l'écrivant, fait hésiter ta main. L'enfer peut ricaner de ta noble franchise ; Maisqu'iniporte, après tout, humble enfantdcl'Kglise, L'enfer sera vaincu ; car tu te souviendras Des leçons de celui qui mourut dans tes bras, Et dont tes soins pieux, aidés de ta science, Avaient su prolonger la précaire existence, Forçant, malgré son heure et son arrêt précis, La mort impatiente à de nombreux sursis.

En te voyant entrer dans ta nouvelle voie.

Ceux qui te connaissaient ont tressailli de joie.

Le docteur éminent, l'intègre citoyen.

Se sont rendus complets par la foi du chrétien,

Tu recevras d'en haut des lueurs inconnues,

Pour sonder de l'esprit les grandes avenues.

Et tu connaîtras mieux par quels secrets ressorts L'âme habite, commande et fait mouvoir le corps. Pour enchanter du mal la cause primitive, Ta voix sera plus forte et plus persuasive; Avant de recourir aux baumes souverains, Il est bon de chasser les funèbres chagrins. Alors que, sur les bords du lac de Galilée, L'humanité par Dieu se trouvait consolée, Délivrant du péché l'infirme endolori, L'esprit, avant le corps, était toujours guéri. Épidaure, au miUeu des ténèbres antiques. Avait su rendre hommage à ces saintes pratiques ; Car il faut remonter les siècles dans leur cours Pour retrouver le vrai qu'obscurcissent nos jours. En ton art, trop souvent, le savoir qu'on renomme Ne voit et ne veut voir que la moitié de l'homme; Ne connaît et ne cherche à guérir d'autre mal Que celui qui détruit l'organisme animal. 11 n'a jamais voulu, parqué dans ce domaine. Lire une intention dans la structure humaine,

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