‹ Les traditionnellesChapitre 65 sur 114 · A MARSEILLE · texte numérisé non relu

A MARSEILLE

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Le poêle nimois de l'àiiie te salue, Marseille! où j'ai reçu si Iraternel aeeueil. Je n'ai pas de les murs voulu quitler le seuil , Sans que mon humble ollrande y restât suspendue,

0 reine! dont les bras s'ouvrent à l'univers, Puisse la mer toujours, esclave obéissante , Courber à tes genoux sa vague éblouissante Et t'oiïrir les présents de cent peuples divers!

Fais marier tes monts de l'une à l'autre cime!

2n LES TRADITIONNELLES.

Que l'œuvre des géants pâlisse à les travaux ! Et que tes ports trop pleins envahissent l'abime, Pour faire de la place à des hôtes nouveaux !

Que tes hardis nochers n'aient que d'heureux voyages î Que tes bardes aimés soient rois de la chanson! Et que les beaux soleils de ton ciel sans nuages Jettent leurs démentis à la froide saison.

Que le lleuve amené captif par la science , Répandant ses bienfaits si longtemps attendus, Change la terre ingrate en plaine d'abondance, Et les rocs dénudés en jardins suspendus !

Que la Mère de Dieu, sur toi veillant sans cesse, Comme pieux témoins de périls dissipés , Tapisse ses parois des vœux de la richesse Ou de pauvres habits par les ondes trempés !

Que le temple futur, qui gît dans ta pensée,

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