LE RÊVE DU SOLDAT
« Mon congé, recouvert par l'élui de fer-l)lanc,
FloUait en bandoulière et pendait à mon flanc.
J'avais fait mes adieux à mes compagnons d'armes,
Et du pays natal j'allais goûter les charmes;
Et sur le grand chemin je m'avançais joyeux,
Et je marchais. . . marchais, quand, sur l'azur des cieux
Surgit un horizon familier à ma vue.
Au-delà des coteaux qui bornent, l'étendue,
Une croix apparaît! c'est le pieux séjour
Où ma mère peut-être invoque mon retour.