‹ Les traditionnellesChapitre 9 sur 114 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Poiir que l'aulcl mourant pùl ranimer sa flannnc Et que le jour divin se refit [)armi nous.

L'hostie aux saints parvis est reçue avec joie : L'ardente charité s'ignorait dans sa voie ; Aucun espoir humain ne conduisait ses pas ; La gloire à son regard n'oflrait aucun sourire, Et, dans son dévouement, rien ne venait lui dire Qu'elle allait au triomphe en allant au trépas.

Puisque vous choisissez de pareilles victimes, Derrière vous, Seigneur, vous jetlerez nos crimes, Et pour nous pardonner vous nous tendrez la main. Vous ne permettrez point que la France périsse; Vous y ferez régner l'esprit de la justice. Pour qu*il s'étende un jour sur tout le genre humain.

Songez qu'elle n'est point un peuple comme un au tro ; Que vous avez trempé son verbe dans le vôtre. Afin (ju'il put atteindre au bout de l'univers.

Tout souffre maintenant de sa douleur profonde, Et ses destins sont tels que tous les coins du monde Ont toujours partagé sa gloire ou ses revers.

Vous la relèverez de sa tristesse amère , Les fils s'embrasseront pour consoler la mère. Son cœur est tout saignant de leur inimitié. Assez dans nos remparts de lugubres alarmes ! Des mains du désespoir faites tomber les armes, Afm qu'auprès de lui retourne la pitié.

Mon Dieu, la tête tourne en sondant nos abîmes : Ta voix n'y dit plus rien à l'esprit des victimes. Des dieux les plus grossiers elles prennent conseil. Jouet de visions sans cesse renaissantes, Leur avide sommeil voit des eaux jaillissantes, Qui redoublent la soif au moment du réveil.

Stupéfaite à l'aspect des espaces arides,

Loin de chercher au ciel des étoiles pour guides,

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