‹ Les traditionnellesChapitre 95 sur 114 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

Et pourquoi, s'il vous plaît, lanlbirimcr les Barbares? Leur propice fureur a fait les choses rares. L'abondance des biens les rend moins précieux. S'ils eussent respecté les temples et les dieux , S'ils se fussent rendus, comme nous, idolâtres Des palestres, des bains et des amphithéâtres, Ces monuments intacts , se trouvant en tous lieux, N'auraient plus pour l'esprit rien de mystérieux. Une chose nous plaît par ce qu'on y devine : L'art instinctivement recherche la ruine. Qui défrayerait , mon Dieu ! ces nomades congres , A la piste suivis par les gens du progrès? Quel aliment offrir à nos académies , Dans leurs moelleuxfauteuils trop souvent endormies? On ne peut pas toujours y noircir du papier De l'éloge éternel de monsieur Parmentier, Ni toujours deviser du cryptogame étrange Qui, depuis quelque temps, supprime la vendange. En toute chose, il faut de la diversité. Si l'on avait, eniin, ce qui nous fui ôté ,

Que deviendraient les gens qui ne savent que faire ?

Rendez grâce au Vandale , il créa l'antiquaire.

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