‹ Les traditions indo-asiatiquesChapitre 29 sur 65 · GROUPE AUSTRALIEN · texte numérisé non relu

GROUPE AUSTRALIEN

Les langues australieûnes et papous, quoique encore fort mal étudiées, sont rangées parmi les langues agglutinantes. On ignore complètement quels sont les rapports qu'elles soutiennent entre elles ; mais il est certain qu'elles ne ressemblent pas plus au mahori que nous venons d'étudier, que les habitants tout à fait primitifs qui les parlent, ne ressemblent aux peuples de la Polynésie.

Ici la formé agglutinative, très-rudimentaire du reste,|comi^e celle quel'on a reconnue à certains idiomes grossiers de quelques peuplades nègres de l'Afrique, ne rend point les groupes qui l'ont adoptée supérieurs, comme civilisation, aux peuples de l'Asie, qui en sont encore au monosyllabisme. Nous sommes en présence d'une exception absolue à la règle que nous avons posée, relativement au rapport

qui existe entre l'état du langage d'un peuple, et son degré d'avancement dans la hiérarchie intellectuelle, et c'est à ce titre, bien qu'on ne puisse à aucun point de vue rattacher les Australiens et les Papous aux populations de l'Asie, que nous signalons la division morphologique à laquelle appartiennent les idiomes qu'ils parlent.

Nous ne pouvons pas, comme pour les peuplades du nord de l'Amérique, la race cafre, et les Polynésiens, entrevoir un état de civilisation antérieure qu'un genre de vie nouveau, des climats différents et l'isolement aurait précipitée dans la décadence ; et si nous adoptions pour un instant ce qui, nous l'ayons dit, ne nous répugne nullement, l'hypothèse de Thomme-singe que nous ne repoussons énergiquement qu'en tant qu'affirmation absolue servant à expliquer l'origine du langage, et une multiplicité indéfinie de races, nous dirions qu'Australiens et Papous, ne sont pas très-éloignés de leur ancêtre.

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