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CHAPITRE VIII

GROUPE OURANO-ALTAIQUE.

Le groupe général des langues ourano-altaïques se divise en cinq groupes particuliers :

1<> Le groupe samoyède, qui se parle dans l'Asie

occidentale et la Sibérie, et, en Europe, à l'est de là

mer Blanche, sur les côtes russes de l'océan Glacial.

Il comprend le yourake, le tanghi, le samoyède

yénissein et le samoyède ostiaque.

2® Le finnois, que MM. Doaver et Hovelacque divisent en cinq sous-groupes :

1o Finnois oriental : suomi, karélien, vepse,

live, krévin, esthonien et vote.

2® Lapon.

3® Finno-permien : zyriène, permien, votiaque. 4® Finnois du Volga : mordvine, tchérémisse.

5® Ougrien : magyar, vogoul, ostiaque.

D'après les auteurs que nous venons de citer, le

suomi se parie dans une grande partie de la Finlande; le karélien longe le territoire lapon et va de l'est de la mer Blanche au lac Ladoga. Le vepse au sud de ce dernier lac, et le krévin en Courlande.

L'esthonien occupe la partie méridionale du golfe de Finlande et une partie de la Livonie.

Le live, une partie très-minime de la pointe nord de la Courlande.

Le lapon, l'extrême nord-ouest de la Russie, et quelques régions du nord de la Suède et de la Norvège.

Le tchérémisse est porté sur la rive gauche du Volga, à l'est de Novogorod.

Le mordvine, à l'est et à l'ouest du Volga, à la hauteur de Simbirck StavropoletZamara.

Le permien, à l'ouest de la rivière Kama à la hauteur de Solikausck.

Le vogoul et Tostiaque, sur les rives de l'Ob.

Le maggyar de l'ouest occupe l'espace compris entre les villes de Presbourg , Unghvar , Nagy- Banya,Neusatz, Hunt et Limbach, au sud il occupe une partie du royaume de Hongrie.

3°. Le groupe turc ou tatar qui se subdivise en cinq sous-groupes.

1® Le Yakout, qui se parle dans la Sibérie du

nord-est.

2<» Le kirghiz, dans le Turkestan , jusqu'aux

frontières de Chine, à l'ouest de la mer d'Aral, et au nord de la Caspienne.

3® Le ouïgour, le long des frontières qui séparent la Sibérie de la Chine.

4® Le nogaïque, à l'embouchure du Volga, à Astrakhan, entre la mer Noire et la mer Caspienne, et dans quelques districts au nord de la mer d'Azov.

5^ Le turc qui est la langue officielle de la Turquie.

4® Le groupe mongol, qui comprend trois dialectes,

1® Le mongol oriental, qui se parle en Mongolie.

2® Le kalmoukh, sur la rive gauche de la Caspienne et à l'embouchure du Volga.

3^ Lebauriate, aux environs dulacBaïkal, dans la Sibérie du Sud.

5^ Le groupe tongouze qui se subdivise en trois branches.

1® Le mandchou, qui se parle dans le nord-est de la Chine.

2° Le lamoute, dans les marnes contrées plus au nord.

3^ Le tongouze proprement dit, qui se parle dans la Sibérie centrale.

Nous ne nous étendrons pasbeaucoup sur ces cinq

groupes de langues, dont les radicaux, aucun linguiste ne peut le nier, sont réductibles, et la linguistique est d'accord avec l'histoire et l'ethnographie pour faire de tous les peuples qui les parlent une seule et même race. .Leur origine asiatique ne saurait également être repoussée par personne ; plussieurs de ces langues sont restées en pleine Asie, et, quant aux autres, elles ne sont parvenues en Europe que par 'des émigrations dont l'histoire a pu suivre les traces.

11 est donc inutile de nous occuper de leurs traditions , puisque nous n'avons pas à démontrer , comme par le passé, que les conclusions de la linguistique, ne sont pas d'accord avec celles de l'ethnographie.

Un mot cependant sur les traditions finnoises de la genèse du Kalevala. Voici l'analyse rapide de la première runo (chant) de ce poëme *.

Au commencement, il n'existe rien que les nuits et les jours qui tombent sur le monde.

Ukko, le Dieu suprême et irrévélé, s'unissant à lima, sa force génératrice, produisit la vierge Luonnotar dont le nom signifie force de la nature. Luonto force créatrice, nature.

Comme Nari la vierge îndoue, Luonnotar, la vierge finnoise flotte sur les eaux, elle recueille de la

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