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DE QUELQUES IDIOMES NÉGLIGÉS

Nous en avons fini avec les langues agglutinantes, dans cette revue rapide, trop rapide peut-être ; nous avons négligé à dessein certains idiomes, parce que ni la linguistique, ni les traditions, ne nous permettaient de ranger les peuples qui les parlent dans le groupe des indo-asiatiques. De ce nombre est le" basque, langue étrange qui parait comme isolée au milieu des dialectes qui l'entourent, et qui mériterait sans aucun doute une étude spéciale. Mais nous ne faisons de la linguistique qu'au point de vue de l'ethnographie, et partout où la tradition Bst muette nous ne nous occupons pas de la langue.

Le linguiste pur a sur ce point un intérêt différent du nôtre i il étudie le mécanisme du langage au point de vue naturel. Peu lui importent l'histoire et la civilisation d'un peuple, il laisse toutoela dans un

plan secondaire, et souvent un petit idiome presque oublié a, par la structure singulière de ses mots, plus d'intérêt pour lui qu'une langue parlée par des millions d'individus appartenant aux races les plus élevées. Il dissèque un mot, comme le physiologiste dissèque un réseau de veines. Tandis que nous c'est la race, c'est l'origine de telle ou telle agglomération d'hommes qui nous inquiète avant tout, et nous négligeons le langage quand il ne doit pas servir à nos conclusions ethnographiques. Toutes les autorités sont d'accord sur ce point, qu'au delà du x« siècle de notre ère, on ne sait rien ni de la langue, ni de l'histoire particulière du pays basque. Monuments littéraires ou artistiques, traditions de toutes espèces faisant complètement défaut, nous n'avons pas voulu hasarder une hypothèse. Il en est de même dfe la langue Poul, étudiée par l'illustre Faidherbe, et sur laquelle nous ne pouvons asseoir, même à titre de supposition, aucune opinion ethnographique. Le brahoni, qui se parle dans le Beloutchistan, est une langue d'origine tamoule ou drawidienne; son importance ne méritait pas une mention spéciale.

De même encore les langues parlées dans les régions arctiques, au pays des Esquimaux, nous laissant sans traditions, nous avons dû les passer sous silence.

Quant à la langue de la seconde colonne des ins-

criprtions cunéiformes, nous attendons qu'on ait réellement déchiffré ces inscriptions pour nous en occuper.

La plupart des groupes particuliers des langues agglutinantes sont irréductibles à un type commun, c'est un fait acquis; mais nous attendons, nos arguments devant être de même nature, que nous ayons terminé notre étude sur les langues à flexion, pour rechercher en quoi des langues irréductibles peuvent s'opposer à la communauté de race des peuples qui les parlent.

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