‹ Les traditions indo-asiatiquesChapitre 36 sur 65 · NOIRE THESE · texte numérisé non relu

NOIRE THESE

Nous voici arrivés au point principal de la thèse que nous désirons soutenir, dont le seul but^ est de démontrer la possibilité de la parenté initiale des peuples dits sémitiques et des Indous.

Dans notre revue des langues monosyllabiques et agglutinantes, comme il est scientifiquement prouvé que la plupart de ces parlers sont dans l'état où ils se trouvent actuellement, irréductibles à un type commun, nous avons dû, pour les rattacher à l'Asie, en même temps que nous examinions les plus importantes des traditions des peuples qui les parlaient, accorder une mention spéciale à chaque groupe différent de ces langues, que la science n'a fait que classer morphologiquement, sans tenter de les réunir par un lien ethnographique.

Sur le terrain particulier que nous abordons maintenant, nous n'aurons pas à examiner spécialement chaque langue du groupe sémitique et chaque langue des groupes indo - asiatiques et indo-européens, puisque les idiomes sémitiques sont réductibles à un type sémitique commun et les langues indo-asiatiques et indo-européennes, également réductibles à un type indou commun.

Nous nous bornerons donc, d'un côté, à constater les différences qui existent entre le type sémitique et le type indou, différences qui ont conduit les linguistes purs à considérer les peuples qui les ont adoptés comme appartenant à des races distinctes, et de Tautre à placer en regard les nombreuses traditions, coutumes, mœurs, croyances, conceptions essentiellement caractéristiques de la race, qui nous portent à penser que Sémites et Indous appartiennent à deux branches de la même famille, séparés dès la très-haute antiquité.

Les langues et les traditions indo-européennes, à un tout autre titre, puisque leur origine commune n'est pas contestée, méritent une étude spéciale; nous leur consacrerons un prochain volume.

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