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IMPURETÉS DES FEMMES APRÈS LEUR ACCOITCHEMENT

Extrait des Prescriptions brahmaniques du Nittia- Carma.

« Que le mari d'une femnae qui ressent les douleurs de Venfantement ne la quitte pas un seul instant, prêt à noter le quantième du mois, le jour, l'étoile du jour, le youga (âge), le carva (signe), l'heure et le moment où l'enfant vient au monde. Que pour ne rien oublier il mette tout cela par écrit. »

(Ces remarques doivent être transmises au pourohita qui dressera l'horoscope. )

« La maison où accouche une femme et tous ceux qui l'habitent sont souillés pour dix jours, avant ce terme ils ne peuvent communiquer avec personne.

« Que le onzième jour on donne au blanchisseur tous les linges et vêtements qui ont servi pendant cette période.

« Que la maison soit alors purifiée de la manière prescrite.

« Q'en présence du pourohita la nouvelle accouchée tenant son enfant entre ses bras et ayant à côté d'elle son mari, aille s'asseoir sur une estrade de terre dressée au milieu de la maison et couverte d'une toile.

« Que le pourohita s'approche d'eux, et ayant fait le san-calpa (prière spéciale), offre en sacrifice à Vignessouera une colombe et un chevreau à toison rouge.

« Puis qu'il fasse le pounia-avatchana (consécration de l'eau lustrale).

« Qu'il verse un peu de cette eau dans le creux de la main du père, de la mère et de l'enfant, qu'il leur en fasse boire une partie et répande le restant sur leur tête.

« Qu'il asperge avec l'eau lustrale, la maison et tous ceux qui l'habitent, puis qu'il rejette dans l'étang sacré des ablutions ce qui lui reste. »

Cette cérémonie accomplie les parents doivent faire au pourohita un présent suivant leur situation de forlûne, et l'officiant se retire, la souillure a dis-

paru; mais ce n'est qu'au bout d'un mois que Tacouchée recouvre son parfait état de pureté, et jusque-là elle est obligée de vivre dans un lieu isolé, sans communication avec personne.

Comparons maintenant la coutume sémitique.

Lévitique, chap. xii .

« L'Éternel parla aussi à Moïse, disant :

« Parle aux enfants d'Israël et leur dis : Si la femme après avoir conçu enfante un mâle, elle sera souillée pendant sept jours, elle sera souillée comme au temps de ses mois.

« Et elle demeurera trente-trois jours pour être purifiée de son sang, elle ne touchera aucune chose sacrée et elle ne viendra point au sanctuaire jusqu'à ce que les jours de sa purification soient accomplis.

« Que si elle enfante une fille, elle sera souillée deux semaines comme au temps de ses mois (c'està-dire la même souillure), et elle demeurera soixantesix jours pour être purifiée de son sang.

« Après que le temps de sa purification sera accompli soit pour le fils, soit pour la fille, elle présentera au sacrificateur un agneau de l'année en holocauste, et un pigeon ou une tourterelle en offrande pour la souillure, à l'entrée du tabernacle d'assignation.

« Et le sacrificateur offrira cela devant l'Éternel , et fera propitiation pour elle, et elle sera purifiée; telle est la loi de celle qui enfante un mâle ou une fille.

<( Que si elle n'a pas le moyen de trouver un agneau, alors elle prendra deux tourterelles ou deux pigeonneaux, Tun pour l'holocauste, et l'autre pour l'offrande, et le sacrificateur fera propitiation pour elle, et elle sera purifiée. »

La similitude des deux coutumes est indiscutable, seulement les Indous, ne distinguant pas la souillure contractée par la femme à la naissance d'un enfant mâle de celle qui l'atteint pour la naissance d'une fille, il est facile d'en indiquer les motifs.

Dans rinde, la femme a été constamment aimée, honorée, respectée; bien que la loi l'ait placée sous la complète domination du mari, elle a toujours ordonné qu'on ne lui imposât au cuns travaux pénibles, aucune humiliation.

« Les maisons maudites par les femmes, a dit le vieux Manou, ne prospèrent jamais.

« Une femme vertueuse est le plus bel ornement de la maison...

« Dans toute famille où le mari se plaît avec la

femme, et la femme avec le mari, le bonheur est assuré pour jamais.

« Partout où les femmes sont honorées, les divinités sont satisfaites, lorsqu'on ne les honore pas tous les actes pieux sont stériles.

« Toute famille où les femmes vivent dans l'affliction, ne tarde pas à s'éteindre... etc.. »

Ces prescriptions, et des mœurs naturellement douces, avaient donné à la femme une place au foyer à peu près égale à celle qu'occupe aujourd'hui sa descendante, la femme indo-européenne.

Chez les Sémites, qui de bonùe heure avaient oublié les vieilles traditions de leur berceau, la femme ne fut jamais qu'un instrument de plaisir et une esclave ; et pour suivre la règle générale d'infériorité qui la frappait, il était nécessaire d'imposer à la mère qui accouchait d'une fille', une souillure d'une plus longue durée que celle qui l'atteignait quand elle mettait au monde un fils.

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