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LA SÉPULTURE DES CRIMINELS

Dans rinde, la sépulture était refusée aux criminels, aux suicidés, ou plutôt on ne leur accordait que la sépulture donnée aux cadavres des animaux.

Leurs corps étaient jetés dans quelque lieu désert, et recouverts simplement d'un monceau de pierres, pour éviter que les chacals et les chiens né vinssent à les traîner dans les rues des villages.

Peut-être aussi, l'usage d'enfouir les criminels sous des pierres vient-il de ce que ceux qui étaient condamnés au supplice de la lapidation, étaient abandonnés sous le monceau de pierres dont on les avait recouverts. 11 se peut alors que ce genre de sépulture ait été étendu même aux malfaiteurs morts d'un autre supplice.

Les corps des criminels étaient, la plupart du temps, chez les Sémites hébraïques, privés de sépul*

ture, ou, plutôt, ensevelis de la même manière. La Bible nous fournit de nombreux exemples, qui ont les plus grands rapports avec la coutume de l'Inde.

Ainsi Achaz, après avoir été lapidé, fut enseveli sous un monceau de pierres : « Lapidavit eum, omnis Israël... Congregaveruntque super eum acervum magnum lapidum qui permanet usque in presentem diem » (Josué, chap. vu, v. 25-26.)

Au sujet d'Absalon, il y est dit:

« Tulerunt Absalon, et projecerûnt eum in saltu, et comportaverunt super eum acervum lapidum magnum nimis » (2 Rois, chap. xviii, v. 17).

Enfin Jérémie prédit que Joakim, le fils impie de Josias, n'obtiendra que la sépulture des ânes.

« Sepultura asini sepelietur putrefactus et projectus extra portas Jérusalem» (Jérém., chap. xxii, V. 19).

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