‹ Les traditions indo-asiatiquesChapitre 60 sur 65 · Frank : Kabbale hébraïque · texte numérisé non relu

Frank : Kabbale hébraïque

l'un se composait de douze et l'autre de quarantedeu]ç lettres. Le premier, quoique interdit au grand nombre, circulait assez librement dans l'intérieur de l'école. « Les sages, dit le texte, l'enseignaient une fois par semaine à leurs fils et à leurs disciples. »

Le nom de douze lettres était, dans l'origine, plus répandu encore. « On l'enseignait à tout le monde, mais quand le nombre des impies augmenta, il ne fut plus confié qu'aux plus discrets d'entre les prêtres, et ceux-là le faisaient réciter à voix basse à leurs frères pendant la bénédiction du peuple. »

Enfin le nom de quarante-deux lettres était regardé comme le plus saint des mystères. « On ne l'enseignait qu'à un homme d'une discrétion reconnue, d'un âge mûr, inaccessible à la colère et à l'intempérance, étranger à la vanité, et plein de douceur dans ses rapports avec ses semblables. »

« Quiconque, ajoute le Talmud, a été instruit de ce secret et le garde avec vigilance dans un cœur pur, peut compter sur l'amour de Dieu et sur la faveur des hommes ; son nom inspire le respect, sa science ne craint pas l'oubli, et il se trouve l'héritier de deux mondes, celui où nous vivons maintenant et le monde à venir. »

A ce sujet, Maïmonîdes observe, avec beaucoup de sens, qu'il n'existe, dans aucune langue, un nom

composé de quarante-deux lettres ; que cela est surtout impossible en hébreu, où les voyelles ne font pas partie de l'alphabet. Il ^e croit donc autorisé à conclure que ces quarante-deux lettres se partageaient en plusieurs mots, dont chacun exprimait une idée nécessaire ou un attribut fondameatal de l'Être, et que, tous réunis, ils formaient la vraie définition de l'essence divine,

Les Indous enfermaient cette définition dans trois lettres... A part cette différence, et en changeant les noms, tout cela devient de l'histoire religieuse de rindoustan.

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