‹ Les traditions indo-asiatiquesChapitre 9 sur 65 · LE GROUPE ANNAMITE · texte numérisé non relu

LE GROUPE ANNAMITE

Les populations connues sous le nom général d'Annamites occupent le Tong-King, la Cochinchine et le Cambodge.

Les habitants des deux premières contrées possèdent des conceptions religieuses à peu près semblables à celles des Birmans, et qui ne sont autres que l'écho un peu affaibli de traditions communes, parties du grand foyer qui illumina toutes les civilisations de l'antique Extrême-Orient.

Sur ces primitives traditions originaires de l'Inde, le bouddhisme, parti de la même source, vint également se greffer plus tard.

Comme les idiomes précédents, la langue d'Annam est monosyllabique, mais elle se rapproche plus du chinois que la langue de Burmah, en ce sens que

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bien que là prononcialion sait diflFérente, les sons y s€9tt représentés par des signes.

Pour en donner un exemple sensible, nous dirons : que la racine-mot est, dans les deux langues, dans la même situation que se troorent entre elles les langues européennes, quant au langage des chiffres.

1, 2, 3j 4, etc.. s'écrivent ainsi dans la plupart des langues européennes, le signe idéographique est le même, le sens qu'on y attache est le même, seul les sons destinés à rendre la même idée diffèrent.

Quelques linguistes ont prétendu qu'ils avaient trouvé en Cochinchine notamment, traces d'une écriture autre que celle des Chinois, mais ils n'ont pu baser leurs prétentions sur aucunes preuves se rieuses, n'ayant rapporté aucuns spécimens de cette écriture différente.

Ces allégations avaient porté M. Chanski à faire en Cochinchine même les recherches les plus sérieuses ; elles n'ont pas été couronnées de succès.

Les deux contrées possèdent les mêmes usages, sont régies par les mêmes lois et les mêmes formes de gouvernement. Leur civilisation et leur langage sont restés stationnaires depuis des siècles.

Nous avons dit que les Annamites étaient bouddhistes, c'est en effet la forme apparente de religion qu'ils reconnaissent, mais en réalité, ils sont à cet

égard d'une tolérance générale, plus voisine de l'indifférence que de la croyance à aucun système religieux.

Ils n'ont ni prêtres, ni Ueux de réunion, ni ouvrages sacrés, et, sans les statues de Bouddha, qui foisonnent le long des routes et dans les carrefours, on ne saurait quelle religion leur donner. ♦

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