IMPORTANCE
Pour compléter cette classification, il nous reste à mentionner quelques dialectes d'une importance beaucoup moins grande, en ce sens qu'ils ne sont que des dérivés, de troisième et de quatrième ordre même, de la langue primitive.
Ainsi : TOssète, qui se rapproche du Parsi, de l'arménien, du Pehlvi, et du Persan.
Le Eourde, qui dérive plutôt des parler» vulgaires issus du Persan que de la langue elle-m^^me.
Le Eourmandj, qui n'est qu'un Kourde corrompu, qui se parle à Mossoul et dans TAsie-Mineure.
Le Beloutche, qui ne parait être également qu'une transformation du Kourde, avec adjonction d'une foule de mots arabes.
L'Afghan, qui tient beaucoop plus peut-être des langues indoues modernes, que des langues Iraniennes.
La langue des Caures, qui est un dérivé du Kourde.
La langue des Tàts, dérivée du Persan.
Et enfin probablement, bien que la science n'ait pas complètement éclairci ce point, le Phrygien, le Lycien , le Carien , et en général la plupart des idiomes de TAsie-Mineure et du Caucase.
On ne saurait contester l'admission de ces dialectes dans la famille des langues indo-européennes; le seul point qui reste à éclaircir pour quelques-uns, est de savoir, s'ils ont eu les anciennes langues iraniennes pour intermédiaires ou s'ils sont des produits plus directs du type commun indo-européen, le sanscrit.
INDO-EUROPÉENNES ET AFRICAINES. i«