BEAU
Dû FAIT DE CHANGER SON NOM POUR UN AUTRE PLUS
l. Sahl a dit: « Au moment de sa naissance on apporta El-Mondzirben-Abou-Osaïd au Prophète. Celui-ci prit l’enfant sur son genou tandis que Abou-Osaïd se tenait assis. Comme le Prophète était préoccupé de quelque chose qu’il avait devant lui, Abou-Osaïd ordonna d’enlever l’enfant des genoux du Prophète ; puis celui-ci revenu de sa préoccupation demandait où était l’enfant. Abou-Osaïd lui répondit : « Nous l’avons remis à sa place habituelle, ô Envoyé de « Dieu. — Quel nom lui a-t-on donné? demanda le Prophète. — Un « Tel(1), répliqua-t-il. — Non, son nom doit être El-Mondzir(2) »,
reprit le Prophète. Depuis ce jour l’enfant se nomma El-Mondzir. » 2. Abou-Horeïra rapporte que Zeïneb s’appelait Barra; comme
on disait d’elle qu’elle en tirait vanité (3), l’Envoyé de Dieu lui imposa
le nom de Zeïneb.
3. 'Abd-El-Hamîd-ben-Djobair-ben-Chaïba a dit : « Comme j’étais assis auprès de Sa'id-ben-El-Mosayyab, il me raconta que son grandpère Ilazn s’était rendu auprès du Prophète. « Comment t’appelles- « tu? demanda celui-ci. — Mon nom est Hazn, répondit le grand- « père. — Non, c’est Sahl, répliqua le Prophète. — Je ne suis pas « homme à changer le nom que m’a donné mon père », reprit Hazn.
celui (le hazn; il s’applique à un terrain plat et de marche facile.
(!) Le nom n’a pas été rapporté par les traditionnistes.
(2) Ce nom en arabe signifie : « celui qui avertit », c’est-à-dire celui qui engage à faire le bien dans la crainte du châti¬
ment éternel et non dans l’espoir de la félicité future.
(3) Le nom de Barra pourrait par son étymologie être pris dans le sens de : u modèle de piété filiale », ou quelque chose d’approchant, ce qui expliquerait qu’elle en tirait vanité.
DE L’ÉDUCATION
<( Le nom de iïazn, ajouta Ibn-El-M osayy a b , n’a jamais cessé d’être en usage chez nous. »
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