CHAPITRE V. — Celui qui a atteint l’age de soixante ans, Dieu l’a
SUFFISAMMENT PREVENU DE LA MORT (3>. - De CCS mots clll Corail ; « Ne
vous avons-nous pas accordé une vie assez longue pour que celui qui devait
réfléchir eût le temps de le faire ? Un apôtre est venu vous avertir » (sourate xxxv, verset 34).
1. Abou-Horéira rapporte que le Prophète a dit : « Dieu annonce à un homme qu’il a retardé son terme fatal lorsqu’il lui a fait atteindre l’âge de soixante ans. »
Confirmation du hadîts par un autre isnâd.
2. Abou-Horeira a dit : « J’ai entendu FEnvoyé de Dieu dire : « Le cœur de l’homme âgé ne cesse pas d’ètre jeune pour deux « choses : l’amour des biens de ce monde et les longs espoirs. »
Indication d’une variante d 'isnâd.
3. D’après Anas-ben-Mâlik, FEnvoyé de Dieu a dit : « Le fils d’Adam prend de l’âge et deux choses prennent de l’âge avec lui : l’amour des richesses et le désir de vivre longtemps. »
Indication d’un autre isnâd.
(!) La phrase est répétée deux fois dans le texte arabe.
(2) L’édition de Krehl porte le mot
tandis que Qastallâni a : Jü, le premier
mot signifiant ici l’homme; le second, l’espérance. Tout cela est fort peu clair, bien qu'au fond l’idée soit nette, à savoir
que la mort arrive souvent avant la réalisation d’une espérance conçue.
I3) L’expression employée est empruntée à la langue juridique. Avant de prononcer son jugement, le magistrat prévient une dernière fois celui qu’il va condamner qu’il peut encore faire A^aloir ses moyens de défense.
KL-BOKHÂRI
TITRE LXXXI