‹ Les traditions islamiquesChapitre 343 sur 690 · CHAPITRE VI. — De l’œuvre par laquelle on désire la face de Dieu · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — De l’œuvre par laquelle on désire la face de Dieu

1. D’après Ez-Zohri , Mahmoud-ben-Er-Rebi ' , qui prétendait se souvenir de l’Envoyé de Dieu et de l’aspersion faite par celui-ci de l’eau d’un seau dans leurs mains, a dit : « J’ai entendu Ttbàn-ben- Mâlik-El-Ansàri de la tribu des Benou-Sàlim dire : « L’Envoyé de Dieu vint chez moi et me dit : « Le jour de la Résurrection, tout homme « qui, en vue de la face de Dieu, prononcera ces mots : « 11 n’y a « pas de divinifé autre que Dieu », ne manquera pas d’ètre exclu « par Dieu de l’enfer. »

2. D’après Abou-Horëira , l’Envoyé de Dieu a dit : « Dieu dira : « Tout adorateur croyant, qui aura été résigné lorsque j’aurai fait « mourir l’un de ceux qu’il affectionnait le plus en ce monde, ne « trouvera chez moi une autre récompense que le paradis. »

CHAPITRE Y1I. — Des CHOSES BRILLANTES DE CE MONDE CONTRE LES¬ QUELLES ON DOIT SE TENIR EN GARDE ET QU’ON NE DOIT PAS RECHERCHER.

1 . EL-Misomr-bm-Makhrama rapporte que Amr-ben-'Auf, un des alliés des Benou-'Amir-ben-Loayy, qui assista avec l’Envoyé de Dieu à la bataille de Bedr, lui a raconté que l’Envoyé de Dieu avait envoyé Abou-'Obeïda-ben-El-Dj errâh au Bahraïn pour lui en rapporter l’impôt de capitation. L’Envoyé do Dieu avait conclu un traité avec les gens de Bahraïn et leur avait donné pour chef Ël-'Ala-bcn-El- Iladrami. Abou-'Obeïda rapporta l’argent du Bahraïn et les Ansàrs apprirent son arrivée qui eut lieu au moment où ils allaient faire la prière du matin avec l’Envoyé de Dieu. Quand Abou-'Obeïda se fut retiré, ils entourèrent le Prophète qui, les voyant ainsi, se mit à sourire et dit : « Je suppose que vous avez entendu parler de l’arrivée de Abou-'Obeïda et que vous savez qu’il a apporté quelque chose. — Oui, certes, ô Envoyé de Dieu, répondirent-ils. — Eh bien, reprit-il, réjouissez-vous, attendez-vous à des choses qui vous causeront de la joie. Par Dieu, je ne redoute pas la pauvreté pour vous, mais ce que je crains c’est que, favorisés par les biens de ce monde

DES MENUS FAITS DE LÀ VIE

comme Font été ceux qui vous ont précédés, vous ne les recherchiez comme ils les recherchaient et que, comme eux, vous en soyez le jouet. »

2. * Oqba-ben- Amir rapporte qu’un jour l’Envoyé de Dieu sortit de son appartement et fit pour les victimes de Ohodles prières des morts. Il se rendit ensuite à la chaire et dit : « Je vous devancerai (dans l’autre monde) et vous y servirai de témoin. Par Dieu, en ce moment je vois mon étang(1) ; j’ai reçu les clés des trésors de la terre — et, par Dieu, je ne crains pas qu’après moi vous retourniez à l’idolâtrie, mais ce que je redoute pour vous c’est la recherche sans trêve des richesses de la terre. »

3. D’après Abou-Saîd, l’Envoyé de Dieu a dit : « Ce que je redoute le plus pour vous c’est ce que Dieu fait sortir pour vous des bénédictions de la terre. — Qu’est-ce, lui demanda-t-on, que les bénédictions de la terre? — C’est, répondit-il, la floraison de la terre. » Alors un homme lui posa cette question : « Le bien peut-il venir du mal? » Le Prophète garda le silence et nous crûmes qu’il allait avoir une révélation. Mais un instant après cela, il s’essuya le front et dit : « Où est celui qui m’a posé une question? » Nous félicitâmes, ajoute Abou-Sa’id, cet homme d’avoir soulevé cette question. « Le bien, dit le Prophète, ne vient que du bien. La richesse est comme une herbe verte et agréable au goût. Tout ce qui pousse au printemps provoque la météorisation qui fait périr l’animal ou peu s’en faut. Toutefois si l’animal qui mange de cette herbe verte après s’ètre gonflé les hanches, s’étend au soleil, expulse ce qu’il a mangé en diarrhée et en urine il pourra ensuite recommencer de nouveau à manger. La richesse est une chose agréable ; celui qui la prend en toute équité et la dépense de même aura un véritable viatique. Celui qui la prendra injustement sera tel qu’un homme qui mange sans jamais se rassasier. »

4. * Imrân-ben-Hosain rapporte que le Prophète a dit : « Le me il-

(i) Ou le bassin du paradis qui lui était reux il trouvera l’eau qui lui sera nécesréservé et où comme chaque bienheu- saire.

TITRE LXXXI

leur d’entre vous c'est mon contemporain ; puis ce sera celui qui viendra ensuite. » — Je ne sais, ajoute Imrân, si le Prophète répéta cette phrase deux ou trois fois. — « Après eux viendront des gens qui témoigneront sans qu’on le leur demande, qui voleront, qui ne seront pas loyaux, qui feront des vœux qu’ils n’accompliront pas et l’embonpoint se manifestera chez eux. »

5. D’après ' A bdai lah-ben-M as ' oud , le Prophète a dit : « Le meilleur des hommes est mon contemporain, puis ce sera la génération suivante. Après eux viendront des gens dont les témoignages précéderont les serments et les serments les témoignages. »

6. (Jais a dit : « J’ai entendu Khabbâb, qui venait alors de subir sept cautérisations au ventre, dire : « N'était que l’Envoyé de Dieu « nous a interdit de souhaiter la mort, je la souhaiterais. Certes les « Compagnons de Mohammed ont disparu sans que leur part des « biens de ce monde ait été amoindrie, tandis que nous nous n’avons « des biens de ce monde autre chose qu’un emplacement à bâtir. »

7. Qdis a dit : « J’allai trouver Khabbâb qui se faisait bâtir un « enclos. « Ceux de nos compagnons qui ont maintenant disparu, me « dit-il, n'ont pas eu leur part des biens de ce monde amoindrie, « tandis que nous qui venons après eux, nous n’avons autre chose « qu’un emplacement à bâtir. »

8. Abou-Oiml rapporte que Khabbâb a dit : « Nous avons émigré avec l’Envoyé de Dieu(1>, etc. »

CHAPITRE VIII. - - De ces mots du Coran : « O vous qui croyez, la promesse de Dieu est une vérité. Que la vie de ce monde ne vous éblouisse pas ; que l'illusionniste ne vous aveugle pas sur Dieu. — Satan est votre ennemi ; traitez-le comme tel. Rappelle seulement à lui son clan afin d'en faire les habitants du feu éternel » (sourate xxxv, versets 5 et 6). — Le mot ^ fait au pluriel — Modjâhid dit que l’illusionniste c'est Satan.

1. Ibn-Abân a dit : « J’apportai de l’eau pour les ablutions à

6) Qastallâni s’arrête à ce mot sans que le haclits est complet, ce qui n’est sûajouter : etc., ce qui semblerait indiquer rement pas exact.

DES MENUS FAITS DE LA VIE

'Otsmàn qui était assis à El-Mcqa id(1) ; il fit ses ablutions d’une manière parfaite, puis il dit : « J’ai vu le Prophète faire ses ablutions « en ce même endroit et les accomplir dans la perfection . » Après cela il dit : « Quiconque aura fait ses ablutions comme je viens de « les faire, qui ira ensuite à la mosquée faire deux relat a, puis qui « s’assoira, toutes ses fautes passées lui seront pardonnées. » Le Prophète, ajouta Otsmân, dit encore : « Ne vous faites pas d’illu- « sions. »

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