‹ Les traditions islamiquesChapitre 379 sur 690 · CHAPITRE II. — De la formule employée par le Prophète: « Par Dieu · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — De la formule employée par le Prophète: « Par Dieu

1. A bdailah-ben-Dînâr rapporte que Ibn-'Omar a dit: « L'Envoyé de Dieu avait envoyé une expédition dont il avait donné le commandement à Osâma-ben-Zeïd. Certains fidèles ayant critiqué cette nomi-

(i) En se servant de ces mots : <1)1 au lieu de la formule commune

TITRE LXXXIII

nation, l’Envoyé de Dieu se leva et dit : « Vous critiquez cette « nomination comme vous aviez déjà critiqué celle de son père au- « paravant ; eh bien, par Dieu, son père a été digne du commande- « ment et il a été un des hommes que j’ai le plus aimé et celui-ci « (son fils) est un des hommes que j’ai le plus aimé après lui. »

CHAPITRE III. — Quel était le mode de serment du Prophète. — D'après Sa'df le Prophète disait : « Par celai qui a mon âme dans sa main . » — Abou-Qatâda rapporte que Abou-Bekr étant auprès du Prophète a dit : « Non , par Dieu , alors » (en se servant de <blU). — Ondit encore : aUIj; aUL et aUIt.

1. Sâlim rapporte que Ibn-Omar a dit: « Le serment du Prophète était: « Non, par celui qui sonde les cœurs. »

2. Djâbir-ben-Samora rapporte que le Prophète a dit: « Quand le César mourra il n’y aura plus d'autre César après lui. Quand le Cosroès mourra il n’y aura plus de Cosroès après lui. Par celui qui a mon âme dans sa main, les trésors de ces deux personnages seront dépensés dans la voie de Dieu. »

3. D’après Abou-Horeira , l’Envoyé de Dieu a dit : « Quand le Cosroès mourra il n'y aura plus de Cosroès après lui ; quand le César mourra il n'y aura pas d’autre César après lui. Par celui qui a Pâme de Mohammed dans sa main, les trésors de ces deux personnages seront dépensés dans la voie de Dieu. »

4. ’Aïcha rapporte que le Prophète a dit : « O nation de Mohammed,

par Dieu, si vous saviez ce que je sais vous pleureriez beaucoup et ririez peu. »

5. Abou- Aqîl-Zohra-ben-Ma bed rapporte que 'Àbdallah-ben-Hichâm a dit : « Nous étions avec le Prophète qui tenait par la main 'Omar-ben-El-Khattâb. « O Envoyé de Dieu, dit 'Omar, tu es celui « que je préfère à tout, sauf à moi-mème. — Non, par celui qui a « mon âme dans sa main, répliqua le Prophète (tu ne seras pas un « vrai croyant), tant que je ne serai pas préféré par toi à toi-même. « — Eh bien, maintenant c’est fait, reprit Omar. Par Dieu, tu m’es

« plus cher que moi-meme. — Bien maintenant, ô 'Omar », reprit le Prophète.

6. Abou-Horeira et Zeïd-ben-Khâlid racontent que deux hommes plaidèrent devant l’Envoyé de Dieu. « Décide entre nous, dit l’un d eux, d’après le Livre de Dieu. » Le second, plus au courant de la loi que le premier, dit : « Très bien, ô Envoyé de Dieu, décide entre nous d'après le Livre de Dieu, mais permets-moi de prendre la parole le premier. — Parle, dit le Prophète. — Mon fils, reprit le second personnage, était employé (1) chez cet homme avec la femme duquel il a forniqué. On m’avait dit que mon fils devait être lapidé et je l’avais racheté de cette peine moyennant cent moutons et un esclave. Alors j’ai consulté les gens de science qui m’ont dit que mon fils ne méritait que cent coups de fouet et un exil d’un an et que la femme seule devait être lapidée. — Eh bien, reprit le Prophète, par celui qui a mon âme dans sa main, je vais décider entre vous d’après le Livre de Dieu. Pour ce qui est des moutons et de l’esclave ils te seront rendus, mais ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé pendant un an. » Puis le Prophète donna ordre à Onaïs-El-Aslami d'aller trouver la femme de l'autre personnage : « Si, lui dit-il, elle avoue, lapide-la. » La femme avoua et fut lapidée.

7. D’après Abou-Bekra , le Prophète a dit: « Pensez-vous que si Aslam, Ghifâr, Mozaïna et Djohaïna avaient mieux valu que Temim, 'Amir-ben-Sa sa a, Ghatafàn et Asad, ceux-ci eussent été vaincus et défaits. — Oui, répondirent les fidèles. — Par celui qui a mon âme dans sa main, reprit le Prophète, ils valaient mieux qu'eux. »

8. Abou-Homaïd-Es-SâAdi raconte que l’Envoyé de Dieu avait choisi un agent (pour recueillir la dime). Quand il eut terminé sa tâche, l'agent revint et dit : « O Envoyé de Dieu, ceci est à vous et ceci m’a été offert en cadeau. — N’es-tu donc jamais resté dans la maison de ton père et de ta mère et y as-tu jamais vu qu'on t’y faisait un cadeau ou non ? » Après la prière du soir l’Envoyé de Dieu

(O Le texte porte: Mâlik dit que le mot signifierai (employé, salarié).

TITRE L XXXI 1 1

se leva, prononça la profession de foi, loua Dieu comme il en est digne et ajouta : « Et maintenant, que signifie cet agent que nous avons employé et qui vient nous dire : ceci est votre dù et ceci est ce qui m'a été offert en cadeau. Cet homme-là n'est donc jamais resté dans la maison de son père et de sa mère et y a-t-il vu qu'on lui offrait ou non quelque chose? Par celui qui a Pâme de Mohammed dans sa main, aucun de vous ne distraira quelque chose de la dîme sans qu'il la porte au cou le jour de la Résurrection. Si c'est un chameau (qu'il a pris), l’animal fera entendre son cri; si c’est une vache, elle beuglera ; si c’est un mouton, il bêlera. Je vous ai fait connaître ma mission. » Abou Homaïd ajouta : « L'Envoyé de Dieu leva ensuite la main si haut que nous vîmes le blanc de ses aisselles. » Il termina en disant : « Zeïd-ben-Tsâbit a entendu ces paroles du Prophète en même temps que moi ; demandez-le lui. »

9. Selon Abou-Horèira , Abou-’I-Qâsim a dit : « Par celui qui a l’âme de Mohammed dans sa main, si vous saviez ce que je sais vous pleureriez beaucoup et ririez peu. »

10. El-Ma rour-ben-Souaïd rapporte que Abou-Dzarr a dit: « J’étais parvenu jusqu’à lui pendant qu’il était à Pombre de la Ka'ba et qu’il disait : « Eux seront les plus éprouvés, par le maître de la Ka'ba ; eux seront les plus éprouvés, par le maître de la Ka'ba ! Quelle est ma situation? dis-je; voit-on donc à mon air ce que je serai? » et je m’assis auprès du Prophète pendant qu’il disait cela. Mais je ne pus garder le silence ;4 aussi et après que Dieu m’eut contenu le temps qu’il lui plut, je dis : « Qui seront-ce, ô Envoyé de Dieu ? toi pour qui je donnerais la vie de mon père et de ma mère. — Ce seront, répondit-il, les gens qui auront le plus de richesses à moins qu’ils n’aient dit ceci, ceci et ceci. »

11. Selon Abou-Horeïra, l'Envoyé de Dieu a dit: « Salomon dit: « Cette nuit je vais visiter mes quatre-vingt-dix femmes et de chacune «d’elles naîtra un cavalier qui combattra dans la voie de Dieu. — «Ajoute, lui dit son interlocuteur: «S’il plaît à Dieu. » Salomon ne prononça pas ces mots : « s'il plaît à Dieu » et visita toutes ses

femmes. Aucune ne devint enceinte sauf, une seule qui accoucha delà moitié d'un homme. J’en jure par celui qui a Famé de Mohammed dans sa main, s'il avait ajouté : « s’il plaît à Dieu », il serait né des enfants qui tous auraient été des cavaliers combattant dans la voie de Dieu.»

12. Abou-Ishaq rapporte que El-Barâ-ben-'Azib a dit: « On avait fait cadeau d'un coupon de soie au Prophète. Les fidèles se le passèrent à tour de rôle entre les mains et admirèrent la beauté de cette soie et sa finesse. « Vous admirez cela? dit l'Envoyé de Dieu. — « Oui, répondirent-ils, ô Envoyé de Dieu. — Par celui qui a mon « âme dans sa main, reprit le Prophète, les serviettes de Sa'd dans « le paradis valent mieux que cela. »

Indication d’une légère variante.

13. ' Oroua^ben-Ez-Zoba/ir rapporte que 'Aïcha a dit: « Hind-bent- Otba-ben-Rebî'a ayant dit: « O Envoyé de Dieu, parmi les tribus qui « vivent sous la tente à la surface de la terre aucune ne m’était « plus chère que celle qui infligeait une humiliation aux gens de ta « tribu; mais aujourd'hui, aucune ne m’est plus chère que celle qui « augmente la puissance des gens de ta tribu. — Moi aussi, ré- « pondit l'Envoyé de Dieu, j'en jure par celui qui a Pâme de « Mohammed dans sa main. — O Envoyé de Dieu, reprit-elle, « Abou-Sofyân est un homme avare. Serait-ce pour moi un péché « de donner à manger en employant son argent ? — Non, répondit- « il, pourvu que ce soit dans une juste mesure. »

14. ' Abdallah-ben-Mas oud a dit: « Tandis que l’Envoyé de Dieu était adossé à une tente yamanite en cuir, il dit à ses compagnons : « Seriez-vous satisfaits d’être le quart des habitants du paradis ? — (( Certes oui, répondirent-ils. — Seriez-vous satisfaits d'être le tiers « des habitants du paradis? reprit-il. — Oui. — Eh bien, par celui « qui a dans sa main l’âme de Mohammed, j'espère que vous serez « la moitié des habitants du paradis. »

15. Abou-Saîd-El-Khodri rapporte qu'un homme entendit quelqu’un qui récitait ces mots du Coran : « Dis : Dieu est unique » et

TITRE LXXXIII

les répétait. Le lendemain matin il alla trouver l’Envoyé de Dieu et lui raconta la chose, ayant l'air de trouver que c’était bien peu.

« Par celui qui a mon âme dans sa main, dit l’Envoyé de Dieu, cela équivaut au tiers du Coran. »

16. Anas-ben-Mâlik rapporte qu’il a entendu le Prophète dire:

« Faites intégralement vos prosiernations et vos génuflexions, car, par celui qui a mon âme dans sa main, je vous vois derrière mon dos chaque fois que vous vous inclinez et chaque fois que vous vous agenouillez. »

17. Anas-ben-Mâlik rapporte qu'une femme des Ansârs vint avec ses enfants pour trouver le Prophète. « Par celui qui a mon âme dans sa main, dit celui-ci, vous êtes pour moi les plus chers des êtres. » Et il répéta cela trois fois.

Page 1