CHAPITRE III — De LA MISE A MORT DE CELUI QUI REFUSE D’ACCEPTER
LES PRESCRIPTIONS DIVINES ET DE CEUX QUI SONT ENTACHES d’aPOSTASIE.
1. Abou-Horeïra a dit: « Après la mort du Prophète et l’avènement au califat de Abou-Bekr, comme un certain nombre d’Arabes avaient apostasié, Omar dit : « 0 Abou-Bekr, comment fais-tu la « guerre aux gens alors que TEnvoyé de Dieu a dit: « J'ai reçu l’ordre « de combattre les gens jusqu’au moment où ils diront : il n’y a « pas d’autre divinité que Dieu. Quiconque aura prononcé ces mots : « il n'y a pas d’autre divinité que Dieu, n’aura rien à redouter pour « ses biens ou sa personne à moins d’avoir mérité un châtiment. « 11 appartiendra à Dieu seul de lui demander des comptes. — Par « Dieu, répliqua Abou-Bekr, je ne cesserai de combattre ceux qui « distinguent la prière de la dîme (1). Or la dîme est due par les « biens. Par Dieu, s’ils me refusent une petite chèvre qu’ils devaient « donner pour la dîme â l’Envoyé de Dieu, je les combattrai à cause « de leur refus. — Par Dieu, dit Omar, je n'ai rien vu dans tout cela « sinon que Dieu avait ouvert le cœur de Abou-Bekr pour la lutte et « j'ai reconnu qu’il était dans le vrai. »